Construction de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église Saint-Pierre de Brancion de style roman.
1325-1330
Peintures murales
Peintures murales 1325-1330 (≈ 1328)
Réalisations de fresques représentant la Nativité et la résurrection des morts.
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
1963
Nouvelle cloche
Nouvelle cloche 1963 (≈ 1963)
Fonte d'une cloche de 265 kg par Paccard d'Annecy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Brancion : classement par liste de 1862
Personnages clés
Denis Grivot
Chanoine décrivant les peintures murales dans La Légende dorée d'Autun.
Josserand IV de Brancion
Chevalier mort en 1250 lors de la septième croisade, représenté par un gisant dans l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre de Brancion
L'église Saint‑Pierre de Brancion, de style roman, se situe sur la commune de Martailly‑lès‑Brancion (Saône‑et‑Loire), en Bourgogne‑Franche‑Comté. Elle mesure 30 mètres de long et 14,40 mètres de large et date du XIIe siècle. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis la liste de 1862. Construite en pierre de taille assemblée en appareil irrégulier, l'église est couverte de lauzes. Le porche d'entrée s'ouvre sur une esplanade herbeuse offrant un panorama sur la vallée de la Grosne. La nef est voûtée en berceau fortement brisé et soutenue par des arcs doubleaux qui retombent sur des dosserets couronnés d'impostes. De grandes arcades brisées séparent les piliers, dont les six derniers ont un plan cruciforme. Le chevet roman comprend une abside et deux absidioles semi‑circulaires rythmées par des pilastres plats ; l'abside est percée de trois fenêtres cintrées. La croisée du transept est surmontée d'un clocher dont le dernier étage est percé, sur chaque face, d'une baie cintrée ; il abrite une cloche de 265 kg fondue par Paccard (Annecy) en 1963. Le cimetière de l'ancien village, devenu hameau de Martailly‑lès‑Brancion, subsiste au sud‑est du tour de l'église. À l'intérieur, de très belles fresques représentent notamment la Nativité et la résurrection des morts. Ces peintures murales, décrites par le chanoine Denis Grivot dans La Légende dorée d'Autun, datent du XIVe siècle (vers 1325‑1330). Dans l'abside du chœur figure le Christ en majesté dans une mandorle quadrilobée, le livre à la main, entouré des quatre symboles des Évangélistes et de deux séraphins. Sous cette figure, une rangée d'apôtres — parmi lesquels saint Pierre et saint Paul — et des anges sont représentés sous des arcades romanes. Parmi le mobilier, un gisant de Josserand IV de Brancion, mort en 1250 lors de la septième croisade à Mansourah, est visible dans le bas‑côté nord. Cette pierre sculptée du XIIIe siècle, propriété de l'Académie de Mâcon et provenant de la chapelle du château d'Uxelles détruite vers 1805, montre un chevalier couché en sarrau d'armes sur une cotte de mailles, les mains jointes sur la poitrine, une épée au ceinturon et un chien à ses pieds, tandis que deux anges agenouillés encadrent la tête. Trois statues en bois subsistent de part et d'autre de la croisée du transept : sainte Anne présentant la Vierge (statue classée), saint Pierre tenant la clé et saint Paul reconnaissable à son épée.