Frise chronologique
1067
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1067 (≈ 1067)
Par Durand de Bredon, abbé de Moissac.
1095
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1095 (≈ 1095)
Première église bénie officiellement.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers monuments protégés en France.
1954
Découverte de la statue-reliquaire
Découverte de la statue-reliquaire
1954 (≈ 1954)
Retrouvée derrière le maître-autel par un enfant.
2002
Vol majeur d'œuvres d'art
Vol majeur d'œuvres d'art
2002 (≈ 2002)
Cinquante objets dérobés, un seul retrouvé.
2021-2025
Rénovation de l'édifice
Rénovation de l'édifice
2021-2025 (≈ 2023)
Façade et toiture restaurées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Bredons : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Durand de Bredon - Abbé de Moissac (1048-1071) |
Fonda le prieuré en 1067. |
| Guillaume de Murat - Vicomte de Murat |
Co-constructeur de l'église en 1074. |
| Bernard d'Henry - Seigneur de Bredons |
Participa à la construction en 1074. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Bredons, située dans le Cantal, est un édifice roman fondé en 1067 par Durand de Bredon, abbé de Moissac. La première église fut consacrée en 1095, et le prieuré dépendait de l'abbaye bénédictine de Moissac. L'édifice, construit en pierre basaltique avec une couverture en lauze, domine la vallée de l'Alagnon depuis un dyke naturel. Son architecture combine une nef voûtée en bois, un chœur en berceau brisé, et un clocher carré sur l'avant-chœur.
Classée monument historique dès 1840, l'église abrite un trésor exceptionnel, dont une statue-reliquaire romane de saint Pierre en noyer polychrome (XIIe siècle), découverte en 1954 derrière le maître-autel. Cette pièce, aujourd'hui conservée au musée de Saint-Flour, illustre la richesse artistique du prieuré. L'édifice a subi plusieurs vols majeurs, notamment en 2002, où une cinquantaine d'objets liturgiques et œuvres d'art (toiles, statues, bas-reliefs) furent dérobés, dont seule une partie fut retrouvée.
Entre 2021 et 2025, l'église a fait l'objet de rénovations importantes, portant sur la façade et la toiture. Son histoire est marquée par des liens étroits avec l'ordre de Saint-Benoît et les seigneurs locaux, comme Guillaume de Murat et Bernard d'Henry, qui participèrent à sa construction en 1074. Le site, ouvert à la visite, reste un témoignage majeur de l'art roman auvergnat et de son patrimoine religieux.
L'église conserve également des éléments architecturaux hybrides, mêlant influences romanes et byzantines, comme en témoigne son chevet plat et ses voûtes en pierre. Le prieuré de Bredons, autrefois prospère, joua un rôle spirituel et économique dans la région, attirant pèlerins et donateurs jusqu'à la Révolution. Aujourd'hui, l'association BellesÉglises et les bases Mérimée documentent son histoire et sa préservation.