Frise chronologique
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Édifice roman avec abside semi-circulaire.
1326
Première mention écrite
Première mention écrite
1326 (≈ 1326)
Citée dans des comptes de subsides.
1597
État documenté
État documenté
1597 (≈ 1597)
Décrite comme en bon état.
XVIe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure
XVIe siècle (≈ 1650)
Façade et charpente refaites, murs rehaussés.
XVIIe siècle
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
XVIIe siècle (≈ 1750)
Partiellement ruinée aujourd’hui.
11 septembre 1997
Inscription MH
Inscription MH
11 septembre 1997 (≈ 1997)
Église et cimetière protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et sol du cimetière attenant (cad. ZA 21) : inscription par arrêté du 11 septembre 1997
Personnages clés
| Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Ordre religieux et militaire |
Lien supposé via la croix de Malte. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Cabannes, située à Montastruc en Lot-et-Garonne, est un édifice religieux construit à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Son architecture romane se caractérise par une nef rectangulaire et une abside semi-circulaire dépourvue de décoration sculptée. Une croix de Malte, emblème des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, orne une baie du chœur, attestant d’un lien possible avec cet ordre.
L’édifice subit d’importantes restaurations au XVIe siècle, notamment la reconstruction de la façade occidentale et du mur nord, ainsi que le rehaussement des murs pour accueillir une nouvelle charpente. En 1597, elle est décrite comme en bon état. La sacristie, partiellement ruinée, pourrait dater du XVIIe siècle. L’église et son cimetière attenant sont inscrits aux monuments historiques depuis le 11 septembre 1997.
Caractéristique des églises rurales médiévales, ce monument conserve une charpente ornée (poinçons, contre-fiches) rarement préservée. Son plan simple et son absence de décor reflètent une architecture modeste, adaptée aux besoins d’une communauté locale. La première mention écrite de l’église remonte à 1326, dans des comptes de subsides.
Le clocher-pignon, percé de trois baies campanaires, et les contreforts soutenant l’abside illustrent les adaptations structurelles réalisées au fil des siècles. La pierre de taille de tuf et les moellons utilisés pour les murs témoignent des matériaux locaux. Aujourd’hui, l’édifice reste propriété communale et conserve son rôle dans le paysage patrimonial de la Nouvelle-Aquitaine.