Frise chronologique
980
Première mention
Première mention
980 (≈ 980)
Existence attestée comme lieu de culte.
vers 1000
Prieuré bénédictin
Prieuré bénédictin
vers 1000 (≈ 1000)
Cité dans un cartulaire comme prieuré.
1030
Propriété d’Hunald de Gascogne
Propriété d’Hunald de Gascogne
1030 (≈ 1030)
Comte avant son entrée à Moissac.
16 décembre 1064
Donation à Cluny
Donation à Cluny
16 décembre 1064 (≈ 1064)
Charte de cession au prieuré de Layrac.
XIIIe-XIVe siècles
Destructions partielles
Destructions partielles
XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Guerres régionales endommagent l’édifice.
XVe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
XVe siècle (≈ 1550)
Presque entièrement rebâtie après destructions.
1888
Abandon définitif
Abandon définitif
1888 (≈ 1888)
Effondrement de la charpente.
30 décembre 1925
Classement MH
Classement MH
30 décembre 1925 (≈ 1925)
Inscription des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Cazeaux (les restes) : inscription par arrêté du 30 décembre 1925
Personnages clés
| Hunald de Gascogne - Comte puis abbé de Moissac |
Propriétaire en 1030, cède l’église à Cluny. |
| Roi Sanche de Navarre - Ascendance revendiquée |
Double croix gravée sur le portail. |
| Vicomte de Brulhois - Commanditaire présumé |
Fait graver la double croix Paxvobis. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Cazaux, située au lieu-dit Cazaux sur la commune de Laplume (Lot-et-Garonne), trouve ses origines dès l’an 980, mentionnée comme prieuré bénédictin vers l’an 1000. Son nom latin casalibus (« jardins ») évoque une implantation liée à des espaces cultivés, éloignée du bourg actuel. La présence d’une double croix gravée au-dessus du portail – symbole du roi Sanche de Navarre – atteste de son lien avec la vicomté de Brulhois, dont le seigneur revendiquait cette ascendance. Ce portail roman, orné d’une archivolte à billettes et soutenu par des colonnettes à chapiteaux historiés, reste l’un des rares éléments intacts du XIIe siècle.
En 1030, le comte Hunald de Gascogne, futur moine et abbé de Moissac (1072-1085), possède l’église avant de la céder en 1064 au prieuré clunisien de Layrac, comme en témoigne une charte de donation. L’édifice, partiellement détruit lors des guerres des XIIIe et XIVe siècles, est presque entièrement reconstruit au XVe siècle. Ses voûtes, sa charpente et son clocher pignon disparaissent cependant avec le temps, ne laissant que les murs, des colonnes romanes et un chœur à cinq pans. Abandonnée après l’effondrement de sa charpente en 1888, l’église est classée monument historique en 1925 pour ses vestiges.
L’histoire de Saint-Pierre de Cazaux reflète les bouleversements régionaux : déplacements de population vers des sites plus élevés pour échapper aux invasions, rôle central de l’Église dans l’organisation féodale, et transitions architecturales entre roman et gothique. Son abandon au XIXe siècle marque la fin d’un lieu de culte millénaire, aujourd’hui réduit à des ruines évocatrices, propriété de la commune de Laplume.