Première mention 980 (≈ 980)
L'église est mentionnée pour la première fois.
1064
Donation à Layrac
Donation à Layrac 1064 (≈ 1064)
L'église est donnée au prieuré clunisien de Layrac.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane, vestiges des murs et chapiteaux.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
L'église est presque entièrement reconstruite après des destructions.
1888
Abandon définitif
Abandon définitif 1888 (≈ 1888)
L'église est abandonnée après l'effondrement de la charpente.
1925
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1925 (≈ 1925)
L'église est inscrite aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Cazeaux (les restes) : inscription par arrêté du 30 décembre 1925
Personnages clés
Roi Sanche de Navarre
Roi dont la double croix est gravée au-dessus du portail.
Hunald de Gascogne
Comte de Gascogne qui a possédé l'église avant de devenir abbé de Moissac.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre de Cazaux
L'église Saint-Pierre de Cazaux (ou Cazeaux) est située au lieu-dit Cazaux, sur la commune de Laplume, en Lot-et-Garonne. C'est une ancienne église romane dont l'édifice date du XIIe siècle ; les vestiges se réduisent aux murs, quelques colonnes et colonnettes. Les voûtes, charpentes, couvertures et le clocher pignon ont été démolis. Ces supports ont conservé leurs chapiteaux romans. Le portail roman s'ouvre dans l'axe de la nef sur la façade ouest ; deux colonnettes aux chapiteaux historiés portent une archivolte ornée de billettes. Le chœur est à cinq pans coupés. L'église existe dès l'an 980 et apparaît comme prieuré dans le cartulaire bénédictin vers l'an 1000. Elle fut l'église paroissiale de Laplume jusqu'en 1789. Lors de sa construction, un vicomte de Brulhois fit graver au‑dessus du portail la double croix du roi Sanche de Navarre, croix ordinaire et croix de saint André, avec l'inscription Paxvobis entre les huit branches. En 1030, elle appartient au comte Hunald de Gascogne, qui se retire ensuite à l'abbaye de Moissac et en devient abbé. Une charte du 16 décembre 1064 mentionne la donation de Saint‑Pierre de Cazaux au prieuré clunisien de Layrac. L'édifice roman est partiellement détruit aux XIIIe et XIVe siècles lors des guerres, puis presque entièrement reconstruit au XVe siècle avant d'être à nouveau fortement endommagé. L'abandon définitif intervient en 1888 après l'effondrement de la charpente. Le toponyme Cazaux, en latin casalibus, signifie « des jardins », et l'éloignement de l'église par rapport au bourg de Laplume pourrait résulter du déplacement du village et de la recherche d'un site plus élevé en raison des invasions. Le monument est inscrit aux Monuments historiques depuis 1925.