Frise chronologique
1023
Début de la construction
Début de la construction
1023 (≈ 1023)
Lancée par Adalbéron, évêque de Laon.
1056
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1056 (≈ 1056)
Par Elinand, évêque de Laon.
1791
Réquisition des cloches
Réquisition des cloches
1791 (≈ 1791)
Deux cloches fondues pour canons.
1869
Restauration et vitrail
Restauration et vitrail
1869 (≈ 1869)
Financée par M. de Signier.
1917
Dégâts de la Première Guerre
Dégâts de la Première Guerre
1917 (≈ 1917)
Clocher partiellement détruit, cloches enlevées.
1932
Classement partiel
Classement partiel
1932 (≈ 1932)
Crypte, chœur, clocher et transept protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur ; transept ; clocher et crypte : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
| Adalbéron - Évêque de Laon (977–1031) |
Initiateur de la construction en 1023. |
| Elinand - 41e évêque de Laon (1052–1095) |
Acheva et consacra l'église en 1056. |
| M. de Signier - Bienfaiteur (XIXe siècle) |
Finança la restauration de 1869. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Chaillevois, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux en forme de croix latine, soutenu par des contreforts et doté d'une nef avec collatéraux. Son clocher central, surmonté d'une bâtière, abrite un escalier à vis accessible par une tour élégante percée de fenêtres ogivales. Le portail roman, aujourd'hui muré, et la rosace à huit lobes du transept sud évoquent des influences architecturales proches de la cathédrale de Laon. À l'intérieur, le chœur voûté domine une crypte accessible par neuf marches, abritant un sarcophage vide orné d'une croix de Malte, probablement lié à un chevalier de cet ordre.
La construction de l'église aurait débuté en 1023 sous l'impulsion d'Adalbéron, évêque de Laon, mais fut interrompue à sa mort en 1031. Les travaux reprirent sous l'évêque Elinand, qui consacra l'édifice à Saint-Pierre en 1056. Certaines parties, menacées de ruine, furent reconstruites aux XIIe ou XIIIe siècles. L'église subit des dommages majeurs lors des révolutions et guerres : en 1791, deux de ses trois cloches furent fondues pour fabriquer des canons, et en 1917, les Allemands enlevèrent deux cloches et les bombardements détruisirent une partie du clocher. Plusieurs restaurations eurent lieu, notamment en 1869, après 1919, et dans les années 1980.
L'église est marquée par des pratiques populaires anciennes, comme la crypte dite Trou-Saint-Maur, où les mères déposaient leurs enfants malades dans le sarcophage pour prédire leur survie. En 1931, deux nouvelles cloches furent bénites, rétablissant le carillon d'avant-guerre. Partiellement classée aux monuments historiques en 1932 (crypte, chœur, clocher, transept), elle fut entièrement inscrite au patrimoine de l'Aisne en 1986. Son architecture mêle des éléments romans et gothiques, témoignant de son évolution à travers les siècles.