Église Saint-Pierre de Chanzeaux à Chanzeaux en Maine-et-Loire
Patrimoine classéPatrimoine religieuxEglise
Église Saint-Pierre de Chanzeaux
1 Place de l'Église
49750 Chemillé-en-Anjou
Crédit photo : Jean-Michel Robineau - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église d'origine détruite pendant la guerre de Vendée.
XVIIe siècle
Guerre de Vendée
Guerre de Vendée XVIIe siècle (≈ 1750)
Destruction de l'église, seul le clocher a été conservé.
4e quart XIXe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Construction de l'édifice actuel à l'emplacement de l'ancienne église.
1er quart XXe siècle
Création des vitraux
Création des vitraux 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Réalisation des vitraux par Joseph Archepel en mémoire des habitants morts pendant la guerre de Vendée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. C 76) : inscription par arrêté du 26 octobre 1972
Personnages clés
Maurice Ragueneau
Chef des insurgés pendant la guerre de Vendée.
Joseph Archepel
Peintre verrier ayant réalisé les vitraux de l'église en 1955.
Saint Fiacre
Patron des jardiniers, représenté par une statue dans le clocher.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre de Chanzeaux (Maine-et-Loire) est une église catholique. L'édifice actuel a été construit à la fin du XIXe siècle à l'emplacement d'une église du XIIe siècle détruite pendant la guerre de Vendée ; seul le clocher de l'ancienne église a été conservé. Le clocher abrite l'autel de l'ancienne église, orné d'une toile représentant la fuite en Égypte, et surmonté d'une statue de saint Fiacre, patron des jardiniers. Sous le clocher se trouve un vitrail commémorant le siège du clocher du 9 (ou 10) avril 1795, au cours duquel une vingtaine de paroissiens firent face à quelque 2 000 soldats républicains. À l'extérieur du clocher sont apposées plusieurs plaques honorant cet épisode, dont une au nom de Maurice Ragueneau, chef des insurgés ; cette plaque a été transférée de l'ancien cimetière, sans pour autant indiquer le lieu de sa sépulture. L'église compte 75 vitraux réalisés en 1955 par le peintre verrier Joseph Archepel, consacrés à la mémoire des habitants morts pendant la guerre de Vendée (1793-1795). Quelques vitraux situés au bas de la nef, côté nord, représentent les chefs vendéens qui prirent le commandement de l'armée catholique et royale. Les grandes verrières hautes figurent différents saints ; chaque vitrail présente au centre la représentation du saint, dans la partie supérieure une église — le plus souvent une basilique romaine — dédiée au saint, et en médaillon inférieur une œuvre ou une relique locale liée au sujet. Une exception se remarque dans le chœur, où le vitrail consacré à saint Ambroise montre, en position haute, la chapelle Saint-Ambroise de Chanzeaux plutôt qu'une église romaine. Dans une chapelle latérale sud abritant le baptistère, trois vitraux traitent du thème du baptême : le baptême de Jésus par saint Jean, le baptême de Clovis par saint Rémi à Reims, et le baptême de saint Augustin par saint Ambroise. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1972.