Vestiges du prieuré XIe siècle (≈ 1150)
Quelques parties du prieuré datent de cette période.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église et de sa façade sculptée.
XVe siècle
Remaniement gothique
Remaniement gothique XVe siècle (≈ 1550)
Refonte du chœur, du transept nord et du clocher.
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
L'église est classée parmi les monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre : classement par liste de 1862
Personnages clés
Paul Abadie
Architecte ayant mené des restaurations majeures au XIXe siècle.
Constantin
Représenté par une statue équestre célèbre sur la façade.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre, située à Châteauneuf-sur-Charente (Charente), est un ancien prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Bassac. Sa construction remonte au deuxième quart du XIIe siècle, tandis que des vestiges de murs en petit appareil laissent penser que quelques parties du prieuré datent du XIe siècle. Classée parmi les monuments historiques en 1862, elle a bénéficié d'importantes campagnes de restauration menées notamment par Paul Abadie (1855-1856 et 1859-1862) puis sous la direction du curé en 1863 et 1878, enfin par L. Martin en 1899 ; Abadie a notamment restitué la toiture disparue pendant la Révolution et repris de nombreux éléments sculptés. Église de style roman, elle est particulièrement remarquable pour sa façade sculptée, dont la statue équestre de Constantin est un des motifs les plus célèbres. La façade, intacte, présente au rez-de-chaussée trois arcades — celle du centre constituant l'entrée — ornées de colonnes et d'archivoltes richement sculptées de figures et de feuillages. Un bandeau à consoles surmonte ces arcades, les intervalles étant occupés par des rosaces, et des pilastres saillants s'élèvent entre les arcades pour soutenir les colonnes de la partie supérieure. Les deux colonnes centrales portent un grand arc qui marque le sommet du pignon ; au-dessus de la porte se trouve une croisée à colonnes flanquée de deux statues nimbées. Dans les entrecolonnements latéraux se lisent des dispositifs d'arcs sculptés : l'un porte deux figures et renferme un petit arc dont le fond est percé de deux oculi, l'autre, du côté nord, représente un cheval et son cavalier. À l'intérieur, la nef et les bas-côtés sont voûtés en berceau, la nef conservant une belle voûte en berceau brisé à l'appareillage régulier, et l'édifice conserve de nombreux chapiteaux sculptés. Seul un bras du transept appartient à la construction primitive ; l'autre bras ainsi que le chœur ont été refaits au XVe siècle, période au cours de laquelle le clocher et le transept nord ont également été repris, ce changement de style se révélant dans les voûtements et dans le remplage flamboyant de la verrière du chevet plat. Le clocher, placé à l'extrémité nord du transept, est une tour carrée dont le dernier étage est percé sur chaque face d'une fenêtre à lancettes géminées.