Frise chronologique
début XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIe siècle (≈ 1104)
Nef rectangulaire à chevet plat édifiée.
XIIe siècle
Ajout du chœur roman
Ajout du chœur roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Abside plus étroite que la nef.
1788-1789
Restauration par la vicomtesse de Rougé
Restauration par la vicomtesse de Rougé
1788-1789 (≈ 1789)
Fenêtres, sacristies, clocher et voûte ajoutés.
1903
Travaux commandés par la famille de Rougé
Travaux commandés par la famille de Rougé
1903 (≈ 1903)
Vitraux, autels et décor peint renouvelés.
15 mai 1996
Classement monument historique
Classement monument historique
15 mai 1996 (≈ 1996)
Inscription officielle de l'édifice.
2013
Campagne de restauration prévue
Campagne de restauration prévue
2013 (≈ 2013)
Soutenue par la Fondation du Patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 156) : inscription par arrêté du 15 mai 1996
Personnages clés
| Vicomtesse Achille de Rougé - Mécène |
Finance la restauration de 1788-1789. |
| Famille de Rougé - Commanditaires |
Ordonnent vitraux et décors en 1903. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Chenillé-Changé, située dans le bourg de Chenillé (Maine-et-Loire), trouve ses origines vers le Xe siècle avec la constitution de la paroisse. Les parties les plus anciennes, datant du début du XIe siècle, forment une nef rectangulaire à chevet plat. Au XIIe siècle, un chœur roman plus étroit, doté d'une abside, est ajouté. L'édifice devient ultérieurement propriété de l'Abbaye Toussaint d'Angers, bien que la date exacte de ce transfert reste indéterminée.
À la fin du XVIIIe siècle, l'église nécessite des réparations estimées à 2 000 livres. Entre 1788 et 1789, la vicomtesse Achille de Rougé finance sa restauration : quatre fenêtres sont percées pour éclairer la nef, les anciennes ouvertures sont supprimées, et deux sacristies sont construites de part et d'autre du chœur. Le clocher-mur d'origine, situé entre la nef et le chœur, est remplacé par un clocher en charpente et ardoises. Un tabernacle neuf, coûtant 500 livres, est installé, et l'édifice est couvert d'une voûte en berceau lambrissé.
En 1903, la famille de Rougé commande des vitraux pour les quatre fenêtres et remplace le maître-autel ainsi que les autels latéraux. Le lambris de bois est alors peint de fausses draperies bleues étoilées. L'église est classée monument historique en 1996. Une campagne de restauration, soutenue par la Fondation du Patrimoine à hauteur de 4 000 €, est prévue en 2013.
L'architecture conserve son plan d'origine à nef unique, avec un chœur étroit et une abside en cul-de-four. L'extérieur présente un appareillage en arête-de-poisson, technique rare également visible à l'église pré-romane de Savennières. Une quinzaine de corbeaux sculptés, sur la partie supérieure de l'abside, supportent un encorbellement à bandeau rayé. À l'intérieur, le décor peint du début du XXe siècle est toujours visible.
Les sources mentionnent également des travaux de toiture en 1789 et une décoration peinte de la fin du XIXe siècle, bien que cette dernière date semble contradictoire avec les autres éléments historiques. L'édifice, propriété de la commune, reste un témoignage architectural des transitions entre les périodes romane et pré-romane en Anjou.