Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église paroissiale Saint-Pierre.
XIIIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Flèche à quatre pans ajoutée.
16 mai 1927
Inscription MH
Inscription MH
16 mai 1927 (≈ 1927)
Classée monument historique par arrêté.
1944
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre
1944 (≈ 1944)
Bombardements lors du Débarquement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Fontenailles : inscription par arrêté du 16 mai 1927
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A documenté l'église au XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Fontenailles, située à Longues-sur-Mer dans le Calvados, était un édifice religieux catholique datant du XIIe siècle. Elle fut inscrite au titre des monuments historiques le 16 mai 1927, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Son architecture comprenait un chœur voûté et une flèche à quatre pans, ajoutée au XIIIe siècle pour le clocher. Ce monument reflétait les caractéristiques stylistiques romanes de la Normandie médiévale, tout en intégrant des évolutions gothiques ultérieures.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Longues-sur-Mer se trouva à la limite des secteurs américain et anglo-canadien lors du Débarquement de Normandie en juin 1944. L’église subît des dégâts majeurs lors des combats, avant d’être définitivement détruite. Aujourd’hui, seuls les fondations, une partie du clocher (privé de sa flèche supérieure), ainsi que des éléments décoratifs comme le tympan du portail sud, subsistent. Certains de ces vestiges ont été déplacés vers l’église paroissiale Saint-Laurent de Marigny.
Les sources historiques, comme les travaux d’Arcisse de Caumont au XIXe siècle, attestent de l’importance de cette église dans le paysage religieux local. Sa destruction illustre les pertes patrimoniales causées par la bataille de Normandie, tout en soulignant la résilience des communautés qui ont préservé les traces de ce monument. Les photographies aériennes et les archives permettent encore d’étudier son emplacement et ses caractéristiques architecturales disparues.