Frise chronologique
972
Première mention
Première mention
972 (≈ 972)
Donation à l’abbaye Saint-Michel par Frotaire.
1271
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
1271 (≈ 1271)
Début des travaux, style gothique méridional.
1330
Achèvement de la nef
Achèvement de la nef
1330 (≈ 1330)
Ajout du portail occidental en pierre.
1562–1570
Guerres de Religion
Guerres de Religion
1562–1570 (≈ 1566)
Pillage par les protestants, restaurations ultérieures.
1701
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte
1701 (≈ 1701)
Reconstruction partielle au XVIIIe siècle.
1985
Classement monument historique
Classement monument historique
1985 (≈ 1985)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1987
Réouverture au culte
Réouverture au culte
1987 (≈ 1987)
Après restaurations des années 1970–1980.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre (cad. BS 331) : classement par arrêté du 26 décembre 1985
Personnages clés
| Frotaire - Évêque d’Albi (Xe siècle) |
Donateur de l’église en 972. |
| Guillaume IV de Pierre - Évêque d’Albi (XIIe siècle) |
Cède l’église à l’hôpital en 1172. |
| Hugues de Candastre - Commandeur de l’hôpital (XIIe siècle) |
Bénéficiaire de dons ecclésiastiques en 1185. |
| Martin de Saint-Garret - Commandeur (XIIe siècle) |
Reçoit des églises en 1195. |
| Sainte Émilie de Vialar - Religieuse et sainte (XIXe siècle) |
Reliques conservées dans une châsse. |
| Philippe Lefebvre - Organiste (XXe siècle) |
Inaugure l’orgue restauré en 1993. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Gaillac trouve ses origines au Xe siècle, attestée dès 972 lors de sa donation à l’abbaye Saint-Michel par l’évêque d’Albi, Frotaire. Initialement de style roman, elle est reconstruite en 1271 dans un gothique méridional, tout en conservant des éléments romans comme des fenêtres en plein-cintre et des chapiteaux sculptés. Les travaux s’achèvent vers 1330 avec l’ajout d’un portail occidental en pierre, contrastant avec la brique dominante de l’édifice. L’église, liée à l’hôpital Saint-Pierre-et-Saint-André dès 1172, devient un enjeu pendant les guerres de Religion : pillée en 1562 et 1568 par les protestants, elle est restaurée après leur départ en 1570.
Au XVIIIe siècle, l’effondrement d’une voûte en 1701 entraîne une reconstruction partielle, notamment du chœur dans un style néo-roman. La Révolution française dégrade à nouveau l’édifice, mais des réparations au XIXe siècle y ajoutent un décor peint encore visible. Fermée dans les années 1970 pour des raisons de sécurité, elle rouvre en 1987 après d’importantes restaurations. Classée monument historique en 1985, elle abrite des éléments remarquables comme un orgue Maucourt du XVIIe–XIXe siècles, un retable de 1811 signé Marini, et une châsse dédiée à sainte Émilie de Vialar, native de Gaillac.
Architecturalement, l’église se distingue par sa nef unique à quatre travées, ses chapelles latérales intégrées dans des contreforts massifs, et son clocher polygonal abritant cinq cloches, dont une de 1499 provenant de l’abbaye de Candeil. Le portail occidental du XIVe siècle, en pierre, et les modillons romans à têtes grimaçantes témoignent de ses transformations successives. Son histoire reflète les tensions religieuses locales, depuis les conflits entre catholiques et protestants jusqu’à son rôle actuel de lieu de culte et de patrimoine classés.