Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie romane (angle sud-ouest)
XVe-XVIe siècles
Agrandissement vers l’est
Agrandissement vers l’est
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Extension de l’édifice médiéval
Limite XVIIe-XVIIIe siècles
Doublement de la nef
Doublement de la nef
Limite XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Modification majeure de la structure
Fin XVIIIe siècle
Installation de l’horloge
Installation de l’horloge
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Mécanisme rare toujours en fonction
1996
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1996 (≈ 1996)
Protection officielle de l’édifice
2015
Restauration de l’horloge
Restauration de l’horloge
2015 (≈ 2015)
Remise en marche par Howard Bradley
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 2136) : inscription par arrêté du 12 avril 1996
Personnages clés
| Howard Bradley - Restaurateur d’horloges |
A restauré l’horloge en 2015 |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Galey est un édifice religieux d’architecture romane, situé dans le village de Galey, en Ariège (région Occitanie). Sa construction débute au XIIe siècle, avec des agrandissements majeurs aux XVe et XVIe siècles, notamment vers l’est. À la limite des XVIIe et XVIIIe siècles, la nef est doublée, modifiant sa structure initiale. Ce monument illustre l’évolution des styles architecturaux médiévaux et modernes dans les Pyrénées.
Le clocher de l’église, de forme octogonale, se distingue par ses deux étages ornés d’arcades et sa flèche en ardoise. Il abrite une horloge rare datant de la fin du XVIIIe siècle, restaurée en 2015 par Howard Bradley. Ce mécanisme, toujours fonctionnel, rythme la vie locale avec ses trois cloches (mi 3, la 3, si 3), sonnant à la volée et au tintement. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1996, bénéficie de la protection et de l’engagement de l’association Galey Patrimoine.
La conservation du patrimoine de Galey a été soutenue par des acteurs externes, comme la Fondation pour la sauvegarde de l’art français, qui a financé en 2008 la réfection de la couverture en ardoises pyrénéennes. Ces ardoises, à pureaux dégressifs et cloutées, soulignent l’attachement aux matériaux locaux et aux savoir-faire traditionnels. L’église reste un symbole de la mémoire collective et de l’identité architecturale du Castillonnais.
L’édifice s’inscrit dans un ensemble patrimonial plus large, incluant d’autres monuments religieux de Galey, comme les chapelles Saint-Quintin et Notre-Dame-de-Pitié. Son histoire reflète les transformations sociales et culturelles de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne, tout en conservant des éléments roman caractéristiques des Pyrénées.