Église Saint-Pierre de Gréolières dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Pierre de Gréolières

  • 22 Place de l'Église
  • 06620 Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Église Saint-Pierre de Gréolières
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1530
Création du vaisseau nord
1603
Modification de la chapelle
1712-1727
Rénovation majeure
1851
Ajout du campanile
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. G 243) : inscription par arrêté du 27 juin 1984

Personnages clés

Raphaël Laugier Maître maçon grassois responsable des travaux de réfection des façades au début du XVIIIe siècle.
Antoine Doussan Maître maçon grassois associé à Raphaël Laugier pour les travaux de réfection des façades au début du XVIIIe siècle.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre est située à Gréolières, dans les Alpes-Maritimes. Un premier édifice avec presbytère est attesté au Ve siècle, mais l'église paroissiale dont subsistent les élévations actuelles a vu sa construction commencer aux XIIe et XIIIe siècles. L'édifice a été initialement charpenté avant d'être voûté, et la nef primitive a été prolongée d'une travée, probablement au XVe siècle. L'église comprend deux nefs séparées par un pilier irrégulier et deux colonnes ; la première travée est plus longue que les suivantes. La nef sud se termine par une abside semi-circulaire couverte en cul-de-four et voûtée en berceau plein-cintre, soutenue par des arcs-doubleaux ; les travées du mur sud sont séparées par des pilastres. Vers 1530, le vaisseau nord a été créé en remplaçant le mur nord par trois arcs diaphragmes appuyés sur deux colonnes ; l'une d'elles réutilise au moins un élément médiéval inversé, et une pierre datée 1533 a été incluse dans un tambour. La façade a été remaniée à la même époque et une nouvelle porte datée 1530 y a été placée ; le portail présente un encadrement travaillé, un pélican sculpté au sommet et des sommiers ornés d'angelots, celui de gauche portant la date 1530. La chapelle des fonts est restée isolée à l'extrémité du vaisseau nord jusqu'en 1603, date portée sur une pierre du mur séparant les deux nefs, puis a été mise en communication avec celui-ci ; la voûte du vaisseau nord, initialement en croisées d'ogives, a été modifiée lors de ces travaux. Des interventions importantes ont eu lieu dans la seconde moitié du XVIIe siècle et surtout entre 1712 et 1727. Un prix-fait de 1712 avec Raphaël Laugier et Antoine Doussan, maîtres maçons grassois, prévoit la réfection des façades ouest et nord ainsi que celle du vaisseau nord ; à cette occasion le portail a été déplacé. L'ancien clocher-mur qui se trouvait au-dessus de la porte d'entrée a été englobé dans un clocher-tour édifié entre 1715 et 1727, et une sacristie a été aménagée dans l'abside lors du remaniement du maître-autel ; la fente d'éclairage de l'abside y a été remplacée par une fenêtre. Le campanile qui couronne le clocher porte la date 1851 sur la girouette. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 27 juin 1984. Sont particulièrement remarquables la façade avec son portail, le clocher et le mur côté château, ainsi que le campanile. Le mobilier comprend notamment un retable à sept panneaux de saint Étienne, provenant de l'église Saint-Étienne de Hautes-Gréolières et peint vers 1480, une statue de saint Pierre en bois doré et polychrome du XVIIe siècle, ainsi qu'une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle et un tableau de saint Jean-Baptiste attribué à Bréa ; ces deux derniers objets ont été volés en 1987.

Liens externes