Frise chronologique
Ve siècle
Première église attestée
Première église attestée
Ve siècle (≈ 550)
Construction initiale avec presbytère.
1312
Première mention écrite
Première mention écrite
1312 (≈ 1312)
Église paroissiale déjà existante.
1530
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
1530 (≈ 1530)
Ajout du vaisseau nord et nouveau portail.
1712-1727
Rénovations baroques
Rénovations baroques
1712-1727 (≈ 1720)
Reconstruction du clocher et façades.
1851
Campanile actuel
Campanile actuel
1851 (≈ 1851)
Date sur la girouette.
1984
Classement MH
Classement MH
1984 (≈ 1984)
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. G 243) : inscription par arrêté du 27 juin 1984
Personnages clés
| Raphaël Laugier - Maître maçon |
Dirigea les travaux de 1712. |
| Antoine Doussan - Maître maçon |
Associé à Laugier pour la rénovation. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Gréolières, située dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines au Ve siècle avec une première construction mentionnée. L'édifice actuel, attesté dès 1312, remonte cependant aux XIIe et XIIIe siècles pour sa nef romane à abside semi-circulaire et berceau en plein cintre. La façade conserve des éléments sculptés comme un pélican et des angelots, dont l'un porte la date de 1530, marquant l'agrandissement par un vaisseau nord couvert de voûtes en arc de cloître.
Au XVIIe siècle, d'importants travaux transforment l'église : les voûtes en croisées d'ogives du vaisseau nord, menaçantes, sont remplacées par des voûtes en arc de cloître, et le clocher-mur médiéval est reconstruit en clocher-tour entre 1715 et 1727. Le portail, initialement mal intégré, est déplacé lors de ces rénovations dirigées par les maîtres maçons grassois Raphaël Laugier et Antoine Doussan. Le campanile actuel, surmonté d'une girouette datée de 1851, couronne l'édifice.
L'église abrite un mobilier remarquable, dont un retable provençal du XVe siècle dédié à saint Étienne, attribué à l'école locale, et des statues comme celle de saint Pierre (XVIIe siècle). Deux œuvres majeures, une Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) et un tableau de saint Jean-Baptiste (attribué à Bréa), ont été volées en 1987. Classée Monument Historique en 1984, l'église illustre l'évolution architecturale et artistique de la région, des origines romanes aux ajouts baroques.
La structure combine deux nefs asymétriques, séparées par des colonnes et des pilastres, tandis que l'abside en moyen appareil conserve une ancienne fente d'éclairage transformée en fenêtre. Les contreforts nord et les voûtes en arc de cloître témoignent des adaptations successives, reflétant les besoins liturgiques et les techniques constructives des époques médiévale et moderne.