Frise chronologique
1108
Première mention d'une église
Première mention d'une église
1108 (≈ 1108)
Attestation écrite d'un lieu de culte.
XIIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification initiale de style roman.
1475
Chapelle Marie-Madeleine
Chapelle Marie-Madeleine
1475 (≈ 1475)
Construction et don de Pierre Noiret.
XVe-XVIe siècles
Remaniments majeurs
Remaniments majeurs
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Transept, chœur et chapelles ajoutés.
1776
Restauration du pignon
Restauration du pignon
1776 (≈ 1776)
Travaux sur la façade triangulaire.
XIXe siècle
Restauration du portail
Restauration du portail
XIXe siècle (≈ 1865)
Interventions sur la toiture et l’entrée.
1914-1918
Dommages de la Première Guerre
Dommages de la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Édifice endommagé pendant les combats.
20 août 1919
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 août 1919 (≈ 1919)
Protection officielle de l’État.
mai-juin 1940
Dommages de la Seconde Guerre
Dommages de la Seconde Guerre
mai-juin 1940 (≈ 1940)
Dégradations lors de la Campagne de France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 août 1919
Personnages clés
| Pierre Noiret - Donateur et fondateur |
Finança la chapelle Sainte-Marie-Madeleine en 1475. |
| Abbé Marie Oswald Godart - Historien local |
Auteur d’une description du canton (1894). |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Guerbigny, située dans le centre du village du même nom (Somme, Hauts-de-France), trouve ses origines au XIIIe siècle, avec des remaniements majeurs aux XVe et XVIe siècles. Son existence est attestée dès 1108, mais l’édifice actuel, marqué par une nef à bas-côtés et un chevet polygonal, reflète surtout les transformations médiévales tardives. La façade triangulaire, dépourvue de décor sculpté, est surmontée d’une statue de saint Pierre, tandis que le portail roman et les fenêtres ogivales du chœur illustrent cette dualité stylistique. Une chapelle dédiée à Marie-Madeleine, construite en 1475, témoigne des ajouts de l’époque.
L’église a subi plusieurs restaurations, notamment en 1776 (pignon de la façade), au XIXe siècle (portail et toiture), puis après les dommages des Première et Seconde Guerres mondiales (1914-1918 et 1940). Classée Monument Historique en 1919, elle abrite des éléments remarquables comme des fonts baptismaux du XVIe siècle (classés en 1907), un orgue du XIXe siècle signé Daublaine-Callinet, et des sculptures médiévales, dont un Christ aux liens offert en 1475 par Pierre Noiret, fondateur de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine.
À l’intérieur, la nef, éclairée par des fenêtres étroites rappellant le style roman, est séparée des bas-côtés par des piliers ronds. Le chœur, orné de boiseries et de stalles du XVIIe siècle, abrite un maître-autel en bois. Le transept, également du XVIe siècle, conserve une croix sculptée entourée des instruments de la Passion, ainsi qu’une représentation de saint Pierre et sainte Catherine présentant des donateurs. Ces détails artistiques soulignent le rôle spirituel et communautaire de l’édifice à travers les siècles.
Les cloches, logées dans une tour-clocher à encorbellement, et les vitraux (non détaillés dans les sources) complètent ce patrimoine. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage architectural des évolutions religieuses et sociales de la Picardie, des guerres de Religion à la Reconstruction.
Les sources mentionnent également des références bibliographiques, comme les travaux de l’abbé Godart (1894) ou l’ouvrage Picardie gothique (1995), qui contextualisent son histoire dans le paysage régional. Son classement précoce (1919) et ses restaurations successives reflètent son importance patrimoniale, entre mémoire locale et héritage national.