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Frise chronologique
1060
Don de Roger de Montgommery
Don de Roger de Montgommery
1060 (≈ 1060)
Dîme et église cédée aux moines
XIe siècle (début)
Origines romanes
Origines romanes
XIe siècle (début) (≈ 1115)
Murs en arête-de-poisson, fondations monastiques
XIIe siècle
Croisée du transept
Croisée du transept
XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman, voûtée au XIIIe
XVe siècle
Refonte des fenêtres
Refonte des fenêtres
XVe siècle (≈ 1550)
Modifications gothiques et statue de saint Pierre
1975
Classement MH
Classement MH
1975 (≈ 1975)
Inscription de l’édifice et objets
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 340) : inscription par arrêté du 24 mars 1975
Personnages clés
| Roger de Montgommery - Seigneur normand |
Donateur de l’église (1060) avec Mabile |
| Mabile - Épouse de Roger |
Codonatrice aux moines de La Roche |
| Saint Pierre - Apôtre, patron de l’église |
Statue du XVe siècle classée |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre, située à La Roche-Mabile dans l'Orne (Normandie), trouve ses origines sur l’emplacement d’un ancien monastère. Ses murs, présentant un appareil en arête-de-poisson, remontent au moins au début du XIe siècle, tandis que la croisée du transept, de style roman (XIIe siècle), fut voûtée d’ogives au XIIIe siècle. Les fenêtres furent refaites au XVe siècle, et des remaniements majeurs eurent lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’édifice, en forme de croix latine avec une abside voûtée en cul-de-four, conserve des éléments romans comme les chapiteaux du XIIe siècle sous la tour-clocher.
L’église fut donnée au XIe siècle par Roger de Montgommery et son épouse Mabile aux moines de La Roche, puis à l’abbaye bénédictine Saint-Nicolas. Son clocher carré, surmonté de deux pyramides d’ardoise, domine une façade occidentale ornée d’une statue de saint Pierre (XVe siècle), classée au titre des objets. À l’intérieur, le mobilier inclut une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle (classée), une sainte Venisse du XVIe siècle (inscrite), et un tableau du XVIIIe siècle inspiré du Corrège, représentant Le Mariage mystique de sainte Catherine.
Les fonts baptismaux du XIIe siècle, en granit, et un bas-relief des Trois Maries au tombeau témoignent de son riche patrimoine sculptural. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1975, illustre l’évolution architecturale normande, du roman au gothique, tout en abritant des œuvres d’art sacré des XIVe au XIXe siècles. Son histoire est liée à la seigneurie locale et à la vie monastique médiévale, comme en attestent les dons de Roger de Montgommery.
Parmi les objets remarquables, on note aussi un tabernacle en bois du XVIIe siècle, une tête du Christ (XVe–XVIe siècle), et une plaque commémorative de la Première Guerre mondiale. La nef, partiellement romane, et le transept asymétrique reflètent les campagnes de construction étalées sur sept siècles, depuis le XIe jusqu’aux ajouts modernes comme une Vierge à l’Enfant en pierre reconstituée.