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Église Saint-Pierre de Larnas en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Pierre de Larnas

  • Le Village
  • 07220 Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
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Église Saint-Pierre de Larnas
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Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Église Saint-Pierre de Larnas
Crédit photo : Raymondseneque - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
07220 Larnas, Le Village

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
950
Première mention d'un curé
XIe et XIIe siècles
Construction de l'édifice
1598
Rétablissement de la paroisse
1840
Projet de démolition abandonné
4 juillet 1907
Classement Monument Historique
1936
Restauration de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 4 juillet 1907

Personnages clés

Stefanus - Architecte présumé Signature gravée dans l'église, datée du IXe siècle.
Abbé Lescombes - Curé de Larnas Premier curé après les guerres de Religion, 61 ans de service.
Canaud - Séminariste A empêché la démolition de l'église en 1840.
Robert de Lisleroy - Maire de Larnas A obtenu le classement Monument Historique en 1907.
Regnerus - Maçon-tailleur de pierre Signature gravée sur un pilier de l'église.
Sianoa - Maçon-tailleur de pierre Signature gravée aux côtés de Regnerus et Stefanus.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre de Larnas, située dans le département de l'Ardèche, est un édifice roman des XIe et XIIe siècles, classé Monument Historique depuis 1907. Elle se distingue par sa qualité architecturale, avec des lignes pures et des matériaux soigneusement taillés. Dédiée à saint Pierre, elle aurait été construite par les moines bénédictins de Cruas, chargés de l'administration religieuse du plateau. Des traces d'un premier édifice carolingien, comme des pierres sculptées, ainsi que la mention d'un curé dès 950, suggèrent une origine plus ancienne. La signature de l'architecte Stefanus, datée du IXe siècle, est gravée à l'intérieur, renforçant cette hypothèse.

Pendant les guerres de Religion, l'église pourrait avoir subi des dommages, comme en témoigne la reconstruction partielle d'une abside en pierres irrégulières. Après cette période troublée, la paroisse, privée de pasteur, fut rétablie en 1598 avec la nomination de l’abbé Lescombes, qui y officia pendant 61 ans. Au XIXe siècle, des projets de démolition pour reconstruire l'église plus près du presbytère furent envisagés, mais abandonnés grâce à l'intervention d'un séminariste, Canaud, attachée à ce patrimoine. En 1907, le maire Robert de Lisleroy obtint son classement, la plaçant sous la protection de l'État.

L'architecture de l'église révèle un plan cruciforme avec un transept marqué et trois absides basses. La croisée du transept, surmontée d'une coupole sur trompes, est un élément remarquable, inspiré de celle de Bourg-Saint-Andéol. La nef, voûtée en berceau, comporte deux travées séparées par un arc retombant sur des pilastres. À l'intérieur, des signatures de maçons-tailleurs de pierre, comme celles de Regnerus, Stefanus et Sianoa, sont gravées sur un pilier, attestant de leur participation à la construction. Le décor sculpté, sobre, inclut des motifs géométriques et un nœud d'entrelacs carolingien réemployé.

La toiture, initialement en lauzes calcaires, fut remplacée au XIXe siècle par des tuiles rondes en raison de son état de dégradation, avant d'être restaurée en lauzes volcaniques en 1936, puis en lauzes calcaires en 2007. La façade ouest, reconstruite avec des éléments romans, pourrait correspondre à une travée disparue, comme le suggèrent des pierres d'attente et des traces d'arrachement. Le cimetière, autrefois situé autour de l'église, abritait des tombes anciennes jusqu'en 1855, date à laquelle il fut déplacé.

L'église Saint-Pierre est également marquée par des anecdotes locales, comme la légende du « sang de pierre », déformation du nom « serre de pierre » due à une erreur cadastrale. Malgré les vicissitudes de l'histoire, elle reste un témoignage précieux de l'art roman en Vivarais, protégé et valorisé pour les générations futures.

Liens externes

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