Frise chronologique
XIe siècle
Première église construite
Première église construite
XIe siècle (≈ 1150)
Presque détruite pendant la Guerre de Cent Ans.
1513
Arrivée des reliques de Saint Marc
Arrivée des reliques de Saint Marc
1513 (≈ 1513)
Reliques supposées acquises par l’église.
1516
Achat de la seigneurie par Jean Poncher
Achat de la seigneurie par Jean Poncher
1516 (≈ 1516)
Début de la reconstruction de l’église.
1532
Achèvement de l’église actuelle
Achèvement de l’église actuelle
1532 (≈ 1532)
Construction sur la crypte précédente.
1681
Translation des reliques de Saint Marc
Translation des reliques de Saint Marc
1681 (≈ 1681)
Cérémonie dans une nouvelle châsse.
1793
Transformation en Temple de la Raison
Transformation en Temple de la Raison
1793 (≈ 1793)
Perte des reliques pendant la Révolution.
1902
Construction du clocher
Construction du clocher
1902 (≈ 1902)
Ajout par l’architecte Marcel Lambert.
2006
Classement complet aux monuments historiques
Classement complet aux monuments historiques
2006 (≈ 2006)
Protection de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AC 132) : inscription par arrêté du 16 juin 2006
Personnages clés
| Jean Poncher - Trésorier général des finances |
Reconstructeur de l’église en 1532. |
| Catherine Hurault de Cheverny - Épouse de Jean Poncher |
Cofinancière de la reconstruction. |
| Anne de Pisseleu - Duchesse et favorite royale |
Ajouta une chapelle seigneuriale en 1545. |
| Marcel Lambert - Architecte du XXe siècle |
Conçut le clocher en 1902. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Limours, située en Île-de-France dans le département de l’Essonne, est un édifice religieux catholique dédié à l’apôtre Pierre. Son histoire remonte au moins au XIe siècle, avec une première construction presque entièrement détruite pendant la Guerre de Cent Ans. L’édifice actuel, reconstruit au début du XVIe siècle, mêle des éléments des XIIe, XVIe et XVIIe siècles, reflétant les évolutions architecturales et les vicissitudes historiques de la région.
Au XVIe siècle, Jean Poncher, trésorier général des finances, et son épouse Catherine Hurault de Cheverny, acquirent la seigneurie de Limours en 1516 et entreprirent la reconstruction de l’église à partir de 1532. Ce projet s’inscrivait dans une volonté seigneuriale de marquer leur influence, comme en témoigne l’ajout d’une chapelle privée dédiée à Sainte Anne, aujourd’hui devenue sacristie. L’église fut achevée la même année, mais le domaine fut saisi en 1545 par Anne de Pisseleu, qui y adjoignit un château et enrichit l’édifice d’une chapelle seigneuriale.
L’église connut des transformations majeures au fil des siècles. En 1681, une cérémonie solennelle marqua la translation des reliques de Saint Marc dans une nouvelle châsse, avant que ces dernières ne soient perdues pendant la Révolution française, lorsque l’édifice fut brièvement transformé en « Temple de la Raison » en 1793. Rendue au culte catholique en 1795, l’église subit des rénovations notables aux XIXe et XXe siècles : ajout d’orgues et de mobilier en chêne en 1866, restauration des vitraux en 1888, et construction du clocher en 1902 par l’architecte Marcel Lambert.
Classée et inscrite aux monuments historiques entre 1954 et 2006, l’église Saint-Pierre se distingue par son plan cruciforme, sa nef unique à quatre travées, et ses voûtes gothiques flamboyantes ornées de clefs blasonnées. Les vitraux du chœur, datant des années 1530, et les fonts baptismaux en chêne sculpté témoignent de son riche patrimoine artistique. Son clocher en meulière, surmonté d’un dôme en bulbe, achève de caractériser ce monument emblématique du patrimoine essonnien.
L’édifice, propriété de la commune de Limours, reste un lieu de culte actif et un témoignage architectural des influences seigneuriales et religieuses qui ont marqué l’Île-de-France depuis le Moyen Âge.