Inscription gothique 1474 (≈ 1474)
Une inscription gothique sous la fenêtre suggère une datation autour de cette année.
Fin du XVe siècle
Construction chapelle Notre-Dame
Construction chapelle Notre-Dame Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification de la chapelle Notre-Dame, avec des éléments notables comme le chœur et le porche sud.
1822
Construction maison religieuse
Construction maison religieuse 1822 (≈ 1822)
Une maison de religieuses fut édifiée sur le site en réemployant des pierres de taille et un portail.
XVIIIe siècle
Reconstruction abandonnée
Reconstruction abandonnée XVIIIe siècle (≈ 1850)
Travaux de reconstruction de l'église paroissiale Saint-Pierre, abandonnés à la Révolution.
1875
Reconstruction nef et tour
Reconstruction nef et tour 1875 (≈ 1875)
La nef fut reconstruite et une tour neuve, couronnée d'une flèche, fut élevée.
1892
Rénovation intérieure
Rénovation intérieure 1892 (≈ 1892)
Campagne de rénovation intérieure avec mise en place d'une voûte néo-gothique et réouverture de la fenêtre du chevet.
24 avril 1925
Inscription monument historique
Inscription monument historique 24 avril 1925 (≈ 1925)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté.
Deuxième quart du XIXe siècle
Installation tribune
Installation tribune Deuxième quart du XIXe siècle (≈ 1937)
Une tribune fut installée pour répondre aux besoins de la paroisse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le porche et le chevet : inscription par arrêté du 24 avril 1925
Personnages clés
S. A. Jousset
Architecte à Tours ayant signé le devis de la campagne de rénovation de 1892.
Abbé Brisacier
Maître d'œuvre de la campagne de rénovation de 1892.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint‑Pierre se trouve dans le bourg de Mendon, commune de Locoal‑Mendon (Morbihan). Elle était à l'origine la chapelle Notre‑Dame, édifiée entre la fin du XVe siècle et le XVIe siècle; le chœur, sa grande fenêtre et le porche sud en conservent des éléments notables. Une inscription gothique sous la fenêtre laisserait supposer une datation autour de 1474, et le remplage rayonnant de la baie est caractéristique de cette période. Le porche, daté de la fin du XVe siècle, est voûté en granit sur croisée d'ogives; sa baie extérieure ogivale est surmontée d'un gâble rectiligne orné, et les contreforts d'angle comportent des niches. À l'intérieur du porche, six niches de chaque côté sont aujourd'hui vides; au fond, deux portes géminées en anse de panier, séparées par un trumeau portant un bénitier, donnent accès à l'intérieur; le tympan ajouré qui les domine a été refait et le meneau porte un piédestal, un dais et des armoiries. Des travaux de reconstruction de l'église paroissiale Saint‑Pierre, entrepris au XVIIIe siècle, traînèrent jusqu'à la Révolution et furent finalement abandonnés; en 1822 une maison de religieuses fut édifiée sur le site en remployant des pierres de taille et un portail en plein cintre. Dès le début du XVIIIe siècle, la chapelle Notre‑Dame avait reçu le culte paroissial et devint ainsi l'église paroissiale. Pour répondre aux besoins de la paroisse, une tribune fut installée au deuxième quart du XIXe siècle. En 1875 la nef fut reconstruite et une tour neuve, couronnée d'une flèche, fut élevée. La campagne de 1892 concernait surtout le renouvellement de l'intérieur : elle a entraîné la mise en place d'une voûte néo‑gothique, la réouverture de la fenêtre du chevet et la disparition partielle des entraits à engoulants et de la sablière sculptée, qui portait plusieurs blasons — notamment un « parti de France et de Bretagne », un « au lion rampant » et un « au cerf passant » attribué au Coëtcandec. Selon Danigo, le devis de cette campagne était signé S. A. Jousset, architecte à Tours, mais le véritable maître d'œuvre fut l'abbé Brisacier de Tours. Le transept nord conserve une petite porte bouchée du XVIe siècle. L'édifice présente un plan en croix latine à vaisseau unique et chevet plat; il est couvert d'une fausse voûte d'ogive en plâtre datant du XIXe siècle et les bras du transept s'ouvrent sur la nef par des arcades brisées dont les moulurations pénètrent dans les colonnes. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 24 avril 1925.