Frise chronologique
VIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
VIIe siècle (≈ 750)
Par des moines de Saint-Pierre des Fossés.
VIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
VIIIe siècle (≈ 850)
Dédiée à saint Pierre, base du chœur actuel.
Xe siècle
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
Xe siècle (≈ 1050)
Abside transformée en sacristie.
1130
Consécration de la nef nord
Consécration de la nef nord
1130 (≈ 1130)
Agrandie par Guido Ier de Rochefort.
XIIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Tour défensive et beffroi.
1448
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1448 (≈ 1448)
Après des dégâts non précisés.
XVIe siècle
Dévastation pendant les guerres de Religion
Dévastation pendant les guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Abandon puis restauration ultérieure.
1950
Inscription des monuments historiques
Inscription des monuments historiques
1950 (≈ 1950)
Portail et clocher protégés.
1968–1970
Restauration complète
Restauration complète
1968–1970 (≈ 1969)
Ajout de la sacristie nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail du 12s et clocher : inscription par arrêté du 17 février 1950
Personnages clés
| Guido Ier de Rochefort - Comte de Rochefort |
Agrandit la nef au XIIe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Longvilliers, située dans les Yvelines, trouve ses origines au VIIe siècle avec la fondation d’un prieuré par des moines de l’abbaye Saint-Pierre des Fossés. Une chapelle dédiée à saint Pierre, composée d’une nef et d’une abside, est construite au VIIIe siècle et forme aujourd’hui le chœur de l’édifice. Au Xe siècle, une nef plus vaste est ajoutée, tandis que l’abside primitive est transformée en sacristie. L’église, alors recouverte d’un plafond en bois en forme de coque renversée, devient un lieu central pour la communauté locale.
Au début du XIIe siècle, Guido Ier, comte de Rochefort, agrandit la nef vers le nord après son retour de croisade. La nouvelle structure est consacrée en 1130. Le clocher, probablement érigé au XIIIe siècle, sert à la fois de beffroi et de tour de défense. Après 1448, l’église est reconstruite, mais elle subit des dégâts majeurs pendant les guerres de Religion (XVIe siècle), avant d’être restaurée entre 1968 et 1970. Une sacristie moderne est alors ajoutée sur le côté nord.
L’architecture de l’église allie des éléments défensifs et religieux : le clocher, renforcé par des contreforts massifs, est surmonté d’un toit en croupe et percé d’arcades sonores. Le portail occidental du XIIe siècle, inscrit aux monuments historiques en 1950, se distingue par ses archivoltes et ses chapiteaux sculptés, représentant un personnage aux bras levés et des grimaces. À l’intérieur, la nef unique et le chœur conservent des vestiges de voûtes d’ogives et une console ornée d’un visage barbu.
Le mobilier inclut un groupe sculptural polychrome de l’Instruction de Marie (XVIe siècle) et un bénitier en pierre près du portail. L’église, initialement prieurale, devient paroissiale et reste un témoignage des transformations architecturales et historiques de la région, des origines médiévales à ses restaurations modernes.