Frise chronologique
1214
Construction initiale
Construction initiale
1214 (≈ 1214)
Édification sous Philippe Auguste, sanctuaire et transept.
XVe siècle
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre
XVe siècle (≈ 1550)
Nef nord construite, style ogival.
début XVIe siècle
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
début XVIe siècle (≈ 1604)
Nef sud, clocher et portail ajoutés.
1701
Clocher menacé
Clocher menacé
1701 (≈ 1701)
Consolidation par chaînage.
1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l’édifice.
1931
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1931 (≈ 1931)
Démontage et reconstruction à l’identique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Église Saint-Pierre : classement par arrêté du 10 novembre 1921
Personnages clés
| Philippe Auguste - Roi de France |
Commanditaire de la construction initiale (1214). |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre, aussi appelée Saint-Pierre-du-Marché, fut initialement construite en 1214 sous l'impulsion de Philippe Auguste, près de l'ancienne cohue à la viande (actuelle place de la Bouffeterie). De cette époque subsistent aujourd’hui le sanctuaire, le transept et ses quatre imposants piliers soutenant les voûtes. L’édifice, pillé pendant la guerre de Cent Ans, vit sa nef nord reconstruite dans un style ogival pur, financée en partie par la corporation des bouchers, dont le blason orne un chapiteau.
Au XVIe siècle, l’accroissement démographique imposa l’ajout d’une nef collatérale sud, d’un clocher et d’un portail sculpté évoquant un arc de triomphe. Ce portail, richement orné de niches, statuettes et rosaces, fut mutilé par les Huguenots avant d’être restauré en 1987. Le clocher, menacé d’effondrement en 1701, fut consolidé puis reconstruit à l’identique en 1931. Pendant la Révolution, l’église devint un Temple de la Raison puis un entrepôt à fourrage, avant son classement aux Monuments Historiques en 1921.
Architecturalement, l’édifice allie un chevet droit, trois nefs parallèles et un portail sud en plein cintre aux voussures chargées de sculptures (anges, statues, dais). La nef principale, couverte d’un plafond en plein cintre, abrite des chapiteaux et culs-de-lampe sculptés. La tour quadrangulaire, percée de fenêtres en plein cintre et surmontée d’une flèche pyramidale moderne, est contrebutée par deux piliers s’élevant jusqu’à son sommet. Les restaurations successives ont préservé ce témoignage des évolutions stylistiques et des tumultes historiques de Loudun.