Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet

  • 1-3 Rue Lepage 
  • 80560 Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Crédit photo : Markus3 (Marc ROUSSEL) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1509-1516
Construction initiale
1636
Destruction espagnole
XVIIe et XVIIIe siècles
Restauration majeure
XIXe siècle
Restauration par Caudron
1901
Classement historique
1916
Dégâts de guerre
1918-1939
Réparations d'après-guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail : classement par arrêté du 22 mai 1900, rectifié par arrêté du 19 juillet 1901

Personnages clés

Isabeau d'Ailly Petite-fille naturelle du duc de Bourgogne Philippe le Bon et épouse de Jean III de Mailly, mécène de la construction de l'église.
Antoine Morel Entailleur d'images ayant réalisé le tympan flamboyant de la façade.
Théophile Caudron Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Jean Ducrot Serrurier ayant réalisé la clôture de chœur au XVIIIe siècle.
Jacques-Firmin Vimeux Sculpteur attribué du Christ au jardin des Oliviers et des anges adorateurs.
Jean et Louis Boucher Menuisiers ayant réalisé les statues de l'autel de saint Nicolas à la fin du XVIIIe siècle.
Nicolas Lefèvre Ferronnier ayant réalisé la clôture des autels latéraux en fer forgé.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre, dite aussi Saint-Antoine, se situe à Mailly-Maillet, dans la Somme; elle figure parmi les églises rurales les plus richement décorées de l'ancienne Picardie. Construite au XVIe siècle entre 1509 et 1516 sous le patronage d'Isabeau d'Ailly, petite-fille naturelle du duc de Bourgogne Philippe le Bon et épouse de Jean III de Mailly, l'édifice a subi des destructions lors de l'invasion espagnole de 1636. Il a été restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis au XIXe siècle par Théophile Caudron; classé au titre des monuments historiques en 1901, il a de nouveau été endommagé en 1916 puis réparé pendant l'entre-deux-guerres. La façade, considérée comme l'une des plus remarquables de Picardie, s'ouvre par un portail à porte géminée en anse de panier surmonté d'un grand tympan flamboyant dépourvu d'ouverture, œuvre d'Antoine Morel, entailleur d'images installé à Mailly-Maillet en 1510. Le trumeau porte la statue du « Dieu piteux » entourée, à gauche, de saint Pierre, saint Antoine ermite, saint Adrien en armure de l'époque de Louis XII et saint Jean-Baptiste, et, à droite, de sainte Anne avec la Vierge enfant, sainte Marguerite, sainte Catherine avec la roue brisée, sainte Jeanne et sainte Barbe; les écoinçons représentent l'Annonciation. Le tympan supérieur raconte des scènes des premiers hommes : en haut, à gauche l'expulsion d'Adam et Ève du Paradis et, à droite, leur travail (Adam à la bêche et Ève au fil) entourés d'animaux; au registre inférieur figurent le meurtre d'Abel représenté au bord de la mer avec sirènes, dieux marins et dauphin, la première famille au repos, et la construction de la Tour de Babel. La partie gauche de la façade abrite le tombeau d'Isabeau de Tilly, femme de Jean de Mailly, où une tente armoriée porte la devise « Tout pour le mieux »; les courtines, relevées par des anges, encadrent la donatrice agenouillée et présentée par sainte Élisabeth de Hongrie, sa patronne, tournée vers le Christ de pitié. À l'intérieur, le revers de la façade autour de l'oculus est orné de onze scènes de la Passion. L'église conserve un ensemble d'objets et d'œuvres protégés au titre des monuments historiques : une statue en bois polychrome du Christ aux liens (XVIe siècle) et des lambris de revêtement du XVIIe siècle, une chaire sculptée en 1757 par Doucet, deux bancs à quatre stalles en bois du XVIIIe siècle et une clôture de chœur, grille en fer noir à éléments dorés du XVIIIe siècle réalisée par le serrurier Jean Ducrot. Le maître-autel, avec retable et tabernacle, comporte cinq statues de la fin du XVIIIe siècle (saint Pierre, saint Paul, la Vierge à l'Enfant), ainsi que le Christ au jardin des Oliviers et deux anges adorateurs attribués à Jacques-Firmin Vimeux; le tableau de l'Adoration des bergers, d'après José de Ribera, a été exécuté en 1935 par le peintre Bonvallet. L'église possède encore un autel de la Vierge avec trois statues (sainte Anne, sainte Catherine et la Vierge à l'Enfant), un autel de saint Nicolas ornée de cinq statues réalisées par les menuisiers Jean et Louis Boucher à la fin du XVIIIe siècle (saint Pierre, saint Sébastien, saint Nicolas, saint Éloi et saint Léger), ainsi que la clôture des autels latéraux en fer forgé du ferronnier Nicolas Lefèvre, une crédence en fer et métal de la fin du XVIIIe siècle, des statues en bois de saint Roch et de saint Jean-Baptiste, et une croix en bois portant un Christ en ivoire du XVIIIe siècle, accompagnées d'un ensemble d'objets de culte.

Liens externes