Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l’église romane originale.
XVe siècle
Modifications gothiques
Modifications gothiques
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de la charpente peinte et transformations.
1799
Fusion paroissiale
Fusion paroissiale
1799 (≈ 1799)
Rattachement à la paroisse de Faye-la-Vineuse.
22 août 1813
Vente de l’église
Vente de l’église
22 août 1813 (≈ 1813)
Décret de vente pour financer Faye.
27 novembre 1951
Classement MH
Classement MH
27 novembre 1951 (≈ 1951)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Marnay (ancienne) : inscription par arrêté du 27 novembre 1951
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Marnay, située à Faye-la-Vineuse en Touraine, remonte au XIIe siècle. Elle était à l’origine le centre paroissial d’un hameau nommé Marnay, dont la paroisse englobait les territoires des futures paroisses de Faye et Saint-Jouin. Ces dernières, apparues plus tardivement, formaient des enclaves au sein de celle de Marnay. Le nom Marnay n’est attesté dans les archives qu’à partir du XVe siècle, suggérant une évolution toponymique postérieure à l’époque carolingienne, où le lieu était probablement désigné sous le nom de Faia, près du cours d’eau l’Auzon.
En 1799, la paroisse de Marnay fut fusionnée avec celle de Faye-la-Vineuse, marquant le déclin de son rôle religieux. Par décret du 22 août 1813, l’église fut vendue pour financer la consolidation de l’église de Faye, alors menacée de ruine. L’édifice, réduit à sa nef après la disparition de son chœur, fut transformé en grange. Son inscription au titre des monuments historiques, le 27 novembre 1951, a préservé des éléments remarquables comme sa porte en arc brisé du XIIe siècle, sa charpente du XVe siècle ornée de traces de peintures, et une litre funéraire sur les murs.
L’église illustre les recompositions paroissiales médiévales et modernes en Touraine. Son architecture mêle des vestiges romans (arcades, chapiteaux à feuillages) et des ajouts gothiques tardifs (charpente). Bien que désaffectée, elle témoigne de l’histoire religieuse et sociale locale, depuis son origine carolingienne présumée jusqu’à sa réutilisation agricole après la Révolution. Aujourd’hui, elle reste un exemple rare d’église rurale transformée, conservant malgré tout des traces de son passé liturgique et artistique.