Frise chronologique
2e moitié du XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
2e moitié du XIe siècle (≈ 1150)
Fondation romane initiale de l’église.
1ère moitié XIIe siècle
Chœur et travée sous clocher
Chœur et travée sous clocher
1ère moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Extension en style roman évolué.
XIIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d’un élément gothique.
2e moitié XVIe siècle
Flèche en pierre
Flèche en pierre
2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Achèvement de la tour-clocher.
1722
Décor monumental du chœur
Décor monumental du chœur
1722 (≈ 1722)
Œuvre baroque par René Leroi.
1856
Façade ouest
Façade ouest
1856 (≈ 1856)
Rénovation par Charles Joly-Leterme.
1874
Remaniement de la nef
Remaniement de la nef
1874 (≈ 1874)
Travaux dirigés par E. Roffay.
3 mai 1974
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
3 mai 1974 (≈ 1974)
Protection partielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exclusion de la façade et de la partie de la nef ajoutées au XIXe siècle (cad. C 1079) : inscription par arrêté du 3 mai 1974
Personnages clés
| René Leroi - Artiste décorateur |
Auteur du décor baroque (1722). |
| Charles Joly-Leterme - Architecte |
Concepteur de la façade (1856). |
| E. Roffay - Architecte |
Responsable des travaux de 1874. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Meigné, située dans la commune de Doué-en-Anjou (anciennement Meigné) en Maine-et-Loire, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIe siècle. Sa nef, construite dans la seconde moitié de ce siècle, témoigne des premières phases de l’architecture romane dans la région. Le chœur et la travée sous clocher, ajoutés au début du XIIe siècle, renforcent ce style, tandis que le clocher, érigé au XIIIe siècle, marque une transition vers le gothique. La flèche en pierre, datée de la seconde moitié du XVIe siècle, illustre une évolution vers des techniques plus élaborées.
La façade ouest, réalisée en 1856 par l’architecte Charles Joly-Leterme, et les remaniements de la nef en 1874 par E. Roffay reflètent les interventions du XIXe siècle, période où de nombreux édifices religieux furent restaurés ou modifiés pour s’adapter aux besoins liturgiques ou esthétiques de l’époque. Le décor monumental du chœur, daté de 1722 et attribué à René Leroi, est un exemple remarquable de l’art baroque angevin. L’église, partiellement protégée depuis 1974 (à l’exclusion des parties du XIXe siècle), appartient à la commune et reste un témoignage des différentes époques architecturales qui ont marqué l’Anjou.
L’inscription au titre des monuments historiques en 1974 souligne la valeur patrimoniale de l’édifice, préservant ainsi des éléments clés de son histoire, depuis ses fondations médiévales jusqu’à ses embellissements classiques et ses restaurations modernes. La localisation de l’église, au cœur d’un territoire marqué par l’extraction de pierre (comme le tufteau), pourrait expliquer l’utilisation de matériaux locaux dans sa construction, bien que cette hypothèse ne soit pas explicitement documentée dans les sources disponibles.