Première mention écrite 1181 (≈ 1181)
Citation dans un document historique
fin XIIe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel fin XIIe siècle (≈ 1295)
Simultanément à la porte fortifiée
XIVe siècle
Fortification de l'église
Fortification de l'église XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout d'éléments défensifs
1959
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques 1959 (≈ 1959)
Christ Pantocrator et apôtres
10 janvier 1964
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 10 janvier 1964 (≈ 1964)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre (ancienne) (cad. H 767) : classement par arrêté du 10 janvier 1964
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun nom
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre de Montbazin, située dans l'Hérault en région Occitanie, est un édifice religieux fortifié construit entre la fin du XIIe siècle et le XIVe siècle. À l'origine chapelle castrale intégrée au système défensif du château de Montbazin, elle surplombe la Voie Domitienne depuis une hauteur stratégique. Son architecture combine des éléments romans (fresques du Christ Pantocrator et des apôtres dans l'abside) et des aménagements défensifs comme un mâchicoulis partiellement conservé.
La première mention écrite de l'église remonte à 1181, bien que sa construction actuelle semble dater de la seconde moitié du XIIe siècle, simultanément à une porte fortifiée qu'elle surmonte. L'édifice fut modifié au XVe siècle (ajout d'une fenêtre gothique) et devint une chapelle de Pénitents Blancs au XIXe siècle après la construction d'une nouvelle église paroissiale dans la partie basse du village. Classée monument historique en 1964, elle conserve des traces de fresques (XVIIe siècle ?), un autel préroman d'inspiration wisigothique et une litre funéraire seigneuriale.
Architecturalement, la nef à trois travées voûtées en berceau repose sur des arcs doubleaux retombant sur des pilastres. Le chevet, polygonal à trois pans, communique avec deux absidioles par des arcs brisés. Le clocher-mur, ajouté postérieurement, domine un décor extérieur sobre (corniche à modillons unis). Un passage voûté sous le chœur, aujourd'hui disparus, permettait autrefois d'accéder à l'enceinte du château, soulignant son double rôle religieux et défensif.
Les fresques de l'abside, redécouvertes en 1959, représentent un Christ en majesté entouré des douze apôtres (seuls sept sont encore visibles). Ces peintures, parmi les rares témoignages de la décoration romane originale, contrastent avec les traces d'enduits plus récents visibles dans la nef et les absidioles. Le site, propriété communale, témoigne de l'évolution d'un lieu de culte médiéval en élément patrimonial protégé, tout en conservant des énigmes comme l'origine exacte de son autel wisigothique.