Frise chronologique
vers 1491
Début de la construction
Début de la construction
vers 1491 (≈ 1491)
Initiée par Anne de Bretagne
1532-1547
Reprise des travaux
Reprise des travaux
1532-1547 (≈ 1540)
Sous André de Foix
vers 1613
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
vers 1613 (≈ 1613)
Date gravée dans la pierre
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des MH
1848
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1848 (≈ 1848)
Dirigé par Guenepin
2015
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
2015 (≈ 2015)
37 verrières du XVIe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre (cad. B 249) : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Anne de Bretagne - Commanditaire |
Lance la construction vers 1491 |
| André de Foix - Seigneur de Montfort |
Reprend les travaux (1532-1547) |
| Jean-Baptiste Guenepin - Architecte |
Achève le clocher en 1848 |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Montfort-l'Amaury est un édifice gothique dont la construction débute vers 1491 à l'initiative d'Anne de Bretagne, pour remplacer un ancien édifice roman du XIe siècle. Seule une partie du clocher roman subsiste de cette époque. Les travaux, interrompus, reprennent entre 1532 et 1547 sous la direction d'André de Foix, seigneur de Montfort, qui supervise l’extension de l’église. Ce monument, d’une taille exceptionnelle pour une petite cité, illustre l’importance stratégique et religieuse de Montfort-l’Amaury à la Renaissance.
Un clocher-porche est érigé vers 1613, comme en témoigne une inscription gravée, mais sa construction ne s’achève qu’en 1848, sous la direction de l’architecte Jean-Baptiste Guenepin. Cette lenteur s’explique par des interruptions financières ou politiques, typiques des grands chantiers médiévaux et modernes. L’église est classée monument historique dès 1840, reconnaissant sa valeur patrimoniale précoce.
L’église abrite une série de 37 vitraux réalisés dans la seconde moitié du XVIe siècle, restaurés en 2015. Ces verrières, d’une qualité artistique remarquable, constituent l’un des ensembles les plus complets de la région Île-de-France pour cette période. Leur iconographie, mêlant scènes religieuses et motifs décoratifs, reflète les influences artistiques de la Renaissance et la piété locale.
Le site conserve également des traces de son origine romane (XIe siècle), visibles dans un pan du clocher, rappelant les transformations architecturales successives. Ces strates historiques font de Saint-Pierre un témoignage unique de l’évolution des styles et des techniques de construction, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.