Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres

  • Le Bourg
  • 62610 Nielles-lès-Ardres
Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres
Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres
Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres
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Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres
Église Saint-Pierre de Nielles-lès-Ardres
Crédit photo : CH'TI du 59153 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1160
Construction initiale
XIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Ajout du clocher gothique
XVIIe siècle
Refonte du clocher
XIXe siècle
Restauration majeure
1956
Restauration majeure
2019
Rénovation récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 15 janvier 1929

Personnages clés

Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Marie de Blois Mécène ayant financé la chapelle latérale
Jacques de Guînes Constructeur initial de l'église vers 1160.
Abbé Guerlet Curé ayant supervisé la restauration de 1956.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre est un édifice catholique situé à Nielles-lès-Ardres (Pas-de-Calais), inscrit aux monuments historiques ; le buffet et l'instrument de l'orgue y sont classés. Elle a été édifiée vers 1160 en contrebas de la Montoire par Jacques de Guînes, en remplacement de la Vainquerque et de son cimetière, aujourd'hui occupés par des terres agricoles près de la rue de Méraville. À l'origine de plan et de style roman, l'église comprenait une nef centrale, deux collatéraux, un transept et un chœur à chevet plat ; le transept a aujourd'hui disparu. L'orientation vise le nord-est, conformément à la tradition d'orientation selon le jour de la Saint-Pierre. Elle est bâtie en pierres blanches extraites des carrières de craie du Mont de Guémy (Mont Saint-Louis). Le sol primitif, deux marches en contrebas de l'actuel et composé de dalles rouges de type tomettes, a été retrouvé lors des travaux d'installation du baptistère. La voûte romane en bois du chœur, peinte en bleu et ornée d'étoiles, ainsi que le chevet peint de fresques, sont masqués par une fausse voûte néo-gothique en plâtre datée du XIXe siècle. La façade actuelle ne présente plus que l'oculus et une seule grande toiture couvre l'ensemble du bâtiment, placé au centre de son cimetière. L'édifice a fait l'objet d'une restauration en 1956 sous l'abbé Guerlet, successeur de l'abbé Devulder, et d'une intervention importante achevée en 2019 portant notamment sur la charpente du clocher, l'avant-chœur et la sacristie, et le remplacement d'une fausse voûte de l'avant-chœur par une voûte lambrissée en bois. Vingt éléments patrimoniaux y sont répertoriés dans la base Palissy, dont six sont classés au titre des objets des monuments historiques. Les fonts baptismaux du XIIe siècle, à cuve carrée en pierre bleue de Tournai et ornés de reliefs avec coins tronqués, sont classés depuis le 1er février 1911. Les peintures murales du chœur représentent des scènes de la vie de saint Pierre ; elles sont invisibles depuis la pose de la voûte néo-gothique et laissent apparaître, à droite, le saint lié et délivré par un ange, tandis qu'une autre scène, difficilement lisible, figure à gauche et une troisième, partiellement cachée, suggère Jésus marchant sur les eaux du lac de Tibériade. Un Christ au tombeau, de pur style roman, a été découvert dans la muraille du chœur lors des travaux de 1956. La tour du clocher a été refaite en bois au XVIIe siècle, l'ancien clocher de pierre ayant été jugé trop lourd. L'église reçut deux cloches de bronze en 1494 ; l'une d'elles, baptisée Jacqueline, n'a pas été refondue pendant la Révolution et est classée comme objet le 1er février 1911. À l'extérieur, le chœur montre des influences du premier gothique avec des ouvertures en arc brisé et des contreforts ; près de la sacristie subsiste l'emplacement d'une porte dite « des seigneurs » et, au pied de celle-ci, un caveau d'attente sous lequel se trouverait probablement l'entrée d'un souterrain menant à la forteresse de la Montoire. L'orgue est un instrument historique, initialement construit en 1686 par Guillaume Van Belle pour l'église Sainte-Aldegonde de Saint-Omer, puis enrichi en 1696 d'un positif de balustrade par Jacques Van Eynde ; vendu pendant la Révolution et transféré à Nielles, il fut remonté en 1795 sans la partie instrumentale du positif par Jean-François II Guilmant. Fortement modifié au XIXe siècle par Salomon Van Bever, le grand-orgue a été restauré en 2005 par Pierre Decourcelle dans le style flamand originel et le positif restitué en 2012 par Bertrand Cattiaux sous l'égide de l'harmoniste Jean-Marie Tricoteaux. Le buffet, décoré de sculptures de style flamand — œuvre d'un artiste inconnu pour le grand-corps et de Jean Piette pour le positif — et l'instrument se distinguent par une harmonisation caractéristique, un tempérament mésotonique (à huit tierces pures) et un clavier à octave grave courte ; le buffet est classé depuis le 1er février 1911 et l'instrument depuis le 11 décembre 1995. Le grand-orgue et le positif comportent de nombreux jeux, mixtures et effets sonores, ainsi que des accessoires tels que grelot, tambour et rossignol, complétés par des accouplements et des particularités comme des cornette(s) et des claviers courts. L'église dépend de la paroisse Notre-Dame en Ardrésis, dans le doyenné du Calaisis du diocèse d'Arras.

Liens externes