Reconstruction du chœur 1861 (≈ 1861)
Le chœur à pans coupés est reconstruit selon les plans de l'architecte Albert Béziers-Lafosse.
1891
Proposition de reconstruction
Proposition de reconstruction 1891 (≈ 1891)
Arthur Regnault propose une reconstruction totale de l'église en raison du délabrement de la nef.
1892-1894
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1892-1894 (≈ 1893)
L'édifice est reconstruit sous la direction d'Arthur Regnault.
1895
Éclairage électrique
Éclairage électrique 1895 (≈ 1895)
L'église bénéficie d'un éclairage électrique dès cette année.
18 juillet 2014
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 juillet 2014 (≈ 2014)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AB 59) : inscription par arrêté du 18 juillet 2014
Personnages clés
Arthur Regnault
Architecte responsable de la reconstruction de l'église à la fin du XIXe siècle.
Albert Béziers-Lafosse
Architecte ayant reconstruit le chœur en 1861.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint‑Pierre se dresse au centre du bourg de Noyal‑sur‑Vilaine, en Ille‑et‑Vilaine, à une quinzaine de kilomètres à l'est de Rennes, sur une parcelle correspondant à l'ancien cimetière (cadastrée section AB n°59) bordée par la place de la mairie, le passage de la Motte et quelques habitations ; elle jouxte au nord le Prieuré Saint‑Martin, aujourd'hui médiathèque reliée à l'ancien Logis de la Motte pour former l'ensemble culturel nommé l'Intervalle. L'édifice actuel remplace une ancienne église qui comprenait une nef du XVIe siècle et un collatéral roman ; le chœur à pans coupés avait été reconstruit en 1861 sur les plans de l'architecte Albert Béziers‑Lafosse. En raison du délabrement de la nef, Arthur Regnault proposa en 1891 une reconstruction totale ; l'édifice fut reconstruit entre 1892 et 1894 et bénéficia d'un éclairage électrique dès 1895. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 18 juillet 2014. Réalisée par Arthur Regnault à la fin du XIXe siècle, la construction adopte un langage néogothique d'influence flamboyante et se distingue par un parti atypique. L'absence de transept et la composition autour de deux travées hexagonales séparées par un espace central carré donnent au plan une singularité remarquable. La couverture repose sur un réseau de voûtes à liernes et tiercerons qui dessine une structure linéaire complexe ; les clefs pendantes et le profil sculpté des supports renforcent l'effet sculptural de l'ensemble. Le clocher comporte une tourelle d'escalier hélicoïdale dont les parois portent, à l'échelle monumentale, des colonnes torses inspirées du gothique tardif. L'extérieur se caractérise par la profusion d'ornements — baies ouvragées, balustrades ajourées, pinacles et flèche — tandis que l'intérieur privilégie la fluidité des volumes et la lumière. L'édifice est largement orienté vers une couronne de fenêtres qui met les vitraux en valeur ; la plupart de ces verrières datent de la construction, bien que certaines aient été remplacées ultérieurement. Les voûtes hexagonales de la nef, plus bombées et plus hautes que les autres, créent des perspectives particulières, leurs clefs étant pendantes, et les remplages des baies se présentent généralement en deux lancettes, excepté ceux de l'abside. La pierre calcaire, de tonalité chaude, adoucit l'intérieur et contraste avec les extérieurs au gris tirant sur le bleu, rehaussés par des balustrades en zinc estampé. Ce contraste marqué entre un dehors sobre et un dedans riche et lumineux confère à l'église, modeste en apparence, une forte intensité esthétique qui frappe les visiteurs.