Église Saint-Pierre de Parçay-sur-Vienne en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Pierre de Parçay-sur-Vienne

  • Le Bourg
  • 37220 Parçay-sur-Vienne
Église Saint-Pierre de Parçay-sur-Vienne
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Crédit photo : Bastien.pierre - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Modification du portail
XVIe siècle
Création d'un Christ en ivoire
XVIIe siècle
Extension incertaine
XVIIIe siècle
Reconstruction du clocher
XIXe siècle
Restauration majeure
1930
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 25 mars 1930

Personnages clés

Gustave Guérin Architecte diocésain responsable de la restauration du XIXe siècle
A. Cornet Aménageur de la tribune dans la nef

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église paroissiale Saint‑Pierre se situe à Parçay‑sur‑Vienne (Indre‑et‑Loire), au sud‑est du bourg, contiguë aux bâtiments de l'ancien prieuré ; elle est propriété de la commune et rattachée à la paroisse diocésaine. L'édifice, de style roman, est essentiellement daté du XIIe siècle et mentionné pour la première fois dans une charte de 1154 ; sa construction est estimée autour de 1130‑1150. Le plan, régulier, adopte la forme d'une croix latine composée d'une nef unique, d'un transept dont la croisée est surmontée d'une tour, et d'un chœur prolongé par une abside semi‑circulaire. Les maçonneries associent pierres de taille en tuffeau et briques en moyen appareil. Les travées sont séparées par des colonnes engagées dépourvues de chapiteaux, indice qu'une voûte en berceau avait été prévue, mais la nef est finalement couverte d'une charpente lambrissée en plein cintre et d'un faux berceau en lambris. Les murs goutterots, plus bas que la façade occidentale, traduisent soit un arrêt de chantier soit des remaniements ultérieurs. Chaque bras du transept ouvre sur une absidiole voûtée en cul‑de‑four ; les ailes du transept sont voûtées en berceau de briques et la croisée présente une voûte en arc de cloître, réfection vraisemblablement postérieure. La façade ouest s'ouvre par un portail en plein cintre flanqué, de chaque côté, de trois colonnettes aux chapiteaux historiés ; la porte, rétrécie au XVe siècle par un mur percé d'une ouverture plus étroite, est surmontée d'un décor d'« écailles » et d'un pignon percé d'une baie à arc cintré. Le portail comprend trois archivoltes reposant sur des demi‑colonnes aveugles réunies par de petites arcades ; les chapiteaux et les voussures portent un riche décor sculpté — palmettes, figures humaines et animales, rinceaux, motifs végétaux — et le registre supérieur de la voussure centrale est sculpté de têtes barbuessur le rouleau supérieur. Le clocher, élevé sur la croisée du transept, prend la forme d'une tour rectangulaire dont l'étage du beffroi, plus tardif, est couvert par un toit en pavillon d'ardoise ; une inscription portée sur la voûte atteste la reconstruction du clocher après un incendie. Une abbaye dédiée à saint Pierre existait antérieurement au Xe siècle et aurait été détruite par les Normands ; l'église actuelle dépendait de l'abbaye de Méobecq jusqu'en 1674. Au cours des siècles, l'édifice a subi plusieurs campagnes de transformation et de restauration : au XVe siècle le portail central a été modifié et réduit, en 1695 le mur et la voûte du bras nord ont été abattus pour l'extension par une chapelle dont la réalisation reste incertaine mais dont des reprises de maçonnerie subsistent, au XVIIIe siècle le clocher a été reconstruit, au XIXe siècle l'architecte diocésain Gustave Guérin a restauré et reconstruit les absidioles et voûtements du transept, une tribune a été aménagée dans la première travée de la nef par A. Cornet et la sacristie a été reconstruite, puis la façade occidentale a fait l'objet d'une restauration en 1991. L'église a été classée au titre des monuments historiques en 1930. Le mobilier comporte trois objets inscrits à l'inventaire général : un Christ en ivoire en ronde‑bosse daté de la seconde moitié du XVIe siècle, une armoire en chêne de la seconde moitié du XVIIIe siècle et un second Christ en ivoire du XVIIIe siècle. L'édifice illustre l'évolution d'une église romane enrichie par des remaniements et restaurations successifs.

Liens externes