Frise chronologique
1030
Première mention écrite
Première mention écrite
1030 (≈ 1030)
Citation dans un texte historique.
XIe siècle (1ère moitié)
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (1ère moitié) (≈ 1150)
Style roman primitif en petit appareil.
XIIe siècle (1ère moitié)
Édification du clocher-porche
Édification du clocher-porche
XIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1250)
Unique en Mayenne, couvert en pierre.
XVe siècle
Ajout des chapelles seigneuriales
Ajout des chapelles seigneuriales
XVe siècle (≈ 1550)
Transept avec baies flamboyantes.
1890
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1890 (≈ 1890)
Par l’architecte Eugène Boret.
1895
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1895 (≈ 1895)
Ajout d’absidioles par Georges.
1952
Découverte de peintures murales
Découverte de peintures murales
1952 (≈ 1952)
Fresques du XVIe siècle dans la nef.
1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1998 (≈ 1998)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
2007
Restauration des peintures
Restauration des peintures
2007 (≈ 2007)
Mise au jour de fresques des XIIIe-XVIe siècles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 324) : inscription par arrêté du 5 octobre 1998
Personnages clés
| Pierre Biardeau - Sculpteur lavallois (1608-1671) |
Auteur de la *Descente de Croix* (1668). |
| Eugène Boret - Architecte du XIXe siècle |
Conçoit la sacristie en 1890. |
| Georges - Architecte lavallois (XIXe siècle) |
Reconstruit le chœur en 1895. |
| Théodore Fourneau - Curé de Parné-sur-Roc |
Acquiert la *Descente de Croix* de Biardeau. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Parné-sur-Roc, située dans le département de la Mayenne en Pays de la Loire, est un édifice religieux catholique dont la construction débute au XIe siècle. Elle est mentionnée pour la première fois en 1030 et aurait été édifiée sur un ancien cimetière mérovingien. La nef, caractéristique du premier âge roman, est la partie la plus ancienne encore visible aujourd’hui. Le clocher-porche, daté du XIIe siècle, est un rare exemple de clocher-porche roman en Mayenne, couvert d’une flèche en pierre. L’église est agrandie au XVe siècle par l’ajout de deux chapelles seigneuriales formant transept, puis modifiée au XIXe siècle avec la reconstruction du chœur et l’ajout d’absidioles.
L’église est inscrite aux monuments historiques en 1998 pour son architecture et ses éléments remarquables, comme les peintures murales découvertes en 1952 et 2007. Ces fresques, datant des XIIIe, XVIe et XVIIe siècles, représentent des scènes religieuses, dont une Messe de saint Martin et un saint Christophe. Le mobilier intérieur inclut une Descente de Croix en terre cuite de Pierre Biardeau (1668), classée à titre d’objet, ainsi qu’une cloche du XVIIIe siècle. L’édifice conserve aussi des fonts baptismaux en marbre et une charpente en bois initialement recouverte de plâtre.
L’église est liée à l’histoire locale par sa position sur une voie médiévale de pèlerinage reliant Tours au Mont-Saint-Michel. Elle surplombe l’Ouette, rivière traversant le bourg, et son emplacement stratégique près d’une ancienne voie romaine témoigne de son importance historique. Au XIXe siècle, des architectes lavallois comme Eugène Boret et Georges interviennent pour moderniser certaines parties, notamment la sacristie (1890) et le chœur (1895).
Le calvaire monumental extérieur, daté de 1886, et les vitraux flamboyants des chapelles seigneuriales ajoutent à la richesse patrimoniale du site. Les peintures murales, restaurées en 2007, révèlent des techniques artistiques variées, comme les décors médiévaux autour d’une fenêtre romane. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et artistique majeur de la Mayenne, mêlant influences romanes, gothiques et modernes.
L’édifice primitif, probablement en bois, est remplacé par une structure en pierre au XIe siècle, avec un appareil régulier en arêtes de poisson. Le clocher-porche, désaxé vers le nord, abrite un escalier en pierre et des baies étroites. Les chapelles du XVe siècle, éclairées par des fenêtres à remplage flamboyant, reflètent l’évolution stylistique de l’époque. Les modifications du XIXe siècle, bien que tardives, s’intègrent harmonieusement à l’ensemble roman, préservant l’authenticité historique du monument.