Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre de Pédernec est un édifice catholique situé dans la commune du même nom, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Construite principalement aux XVIe et XVIIe siècles, elle a subi des transformations majeures au fil des siècles, notamment en 1712, 1725, et une reconstruction partielle en 1847. L'édifice actuel conserve des éléments de l'aile sud, du bas-côté sud et de la sacristie datant du début du XVIe siècle, tandis que la tour ouest, ajoutée en 1906, suit les plans de l'architecte C.G. Lageat.
Les travaux du XVIIIe siècle furent menés par l'architecte Charles Kerleau de Penevan, et ceux de 1847 marquèrent une refonte significative de la structure. À l'intérieur, le maître-autel, réalisé entre 1680 et 1681 par les sculpteurs Pierre et Maurice Le Cleuziat ainsi que le menuisier Yves Le Corre, témoigne de l'artisanat local de l'époque. La dorure, exécutée en 1684 par Yves Goures et Pierre Jegat, ajoute à la richesse décorative de l'édifice. Inscrite aux monuments historiques en 1970, l'église protège notamment sa chapelle des Fonts, son croisillon sud et sa sacristie.
Le transept sud, élargi par une chapelle à l'ouest, présente des détails architecturaux notables comme une fenêtre à trois meneaux et une rosace dans le pignon à pinacles. Ces éléments reflètent les évolutions stylistiques entre le gothique tardif et les ajouts néo-gothiques du XIXe siècle. L'église, propriété de la commune, reste un témoignage de l'histoire religieuse et architecturale de la Bretagne, intégrant des périodes de construction et de restauration variées.
La sacristie, datée de 1637, et les réfections des XVIIIe et XIXe siècles illustrent les adaptations continues de l'édifice aux besoins liturgiques et esthétiques. Les architectes et artisans locaux, comme Yves Couly pour les travaux de 1712 et 1725, ont joué un rôle clé dans ces transformations. Aujourd'hui, l'église Saint-Pierre de Pédernec incarne à la fois un patrimoine historique préservé et un lieu de culte actif au cœur de la commune.
L'inscription partielle aux monuments historiques en 1970 a permis de protéger des éléments spécifiques, soulignant leur valeur patrimoniale. Les sources disponibles, incluant les bases Mérimée et Monumentum, ainsi que les observations architecturales, offrent une documentation précise sur les phases de construction et les artisans impliqués. Ce monument reste un exemple représentatif de l'évolution des églises bretonnes à travers les siècles.