Frise chronologique
991
Donation à l'abbaye Saint-Taurin
Donation à l'abbaye Saint-Taurin
991 (≈ 991)
Richard Ier offre l'église à Évreux
1195
Confirmation de la donation
Confirmation de la donation
1195 (≈ 1195)
Richard Cœur de Lion valide le don
XIVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIVe siècle (≈ 1450)
Style gothique à six travées
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection par l'État français
1944
Destructions pendant la Libération
Destructions pendant la Libération
1944 (≈ 1944)
Dégâts majeurs lors des combats
1955-1960
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1955-1960 (≈ 1958)
Reconstruction à l'identique par Froidevaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Richard Ier de Normandie - Duc de Normandie |
Donateur initial en 991 |
| Richard Cœur de Lion - Duc de Normandie et roi d'Angleterre |
Confirme la donation en 1195 |
| Yves-Marie Froidevaux - Architecte en chef |
Dirige la restauration (1955-1960) |
| Jean Barillet - Maître verrier |
Crée les vitraux post-restauration |
| Cardinal Jacques Davy du Perron - Prélat et mécène |
Offre un orgue au XVIIe siècle |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Périers, située dans la Manche en Normandie, est un édifice catholique marqué par une histoire mouvementée. Fondée comme dépendance de l’abbaye Saint-Taurin d’Évreux, elle fut offerte en 991 par Richard Ier de Normandie, donation confirmée en 1195 par Richard Cœur de Lion. Son architecture reflète des influences variées : la nef et les croisillons, typiques du XIVe siècle, contrastent avec le chœur et les piles du transept, datant du XIIIe siècle. Partiellement détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle subit aussi de lourds dommages en 1944 lors des combats de la Libération.
La restauration menée de 1955 à 1960 par l’architecte Yves-Marie Froidevaux redonna à l’église son aspect d’origine, incluant des vitraux signés Jean Barillet. Le clocher, construit entre les XIIIe et XVe siècles, se distingue par sa flèche octogonale et ses baies géminées ornées de quadrilobes. L’édifice abrite des œuvres classées, comme un tableau du XVIIe siècle représentant La Remise du scapulaire à saint Simon Stock, ainsi qu’un orgue offert par le cardinal Jacques Davy du Perron au XVIIe siècle. Son plan cruciforme, rare dans la région, et ses absidioles à pans coupés soulignent son originalité architecturale.
Classée monument historique dès 1862, l’église illustre l’évolution des styles gothiques en Normandie, tout en témoignant des bouleversements historiques qui ont marqué son territoire, des dons ducaleux médiévaux aux destructions de la Seconde Guerre mondiale. Sa restauration post-1944 en fait aussi un symbole de résilience patrimoniale, préservant à la fois son héritage médiéval et ses enrichissements modernes, comme les vitraux contemporains.