Frise chronologique
1753
Destruction de l'ancienne église
Destruction de l'ancienne église
1753 (≈ 1753)
Édifice médiéval du XIVe siècle démoli.
1754-1757
Construction de la nouvelle église
Construction de la nouvelle église
1754-1757 (≈ 1756)
Bâtie par Jean Caristie d'après les plans de Le Jolivet.
1776
Démolition du clocher initial
Démolition du clocher initial
1776 (≈ 1776)
Clocher mal construit supprimé.
1778
Construction du nouveau clocher
Construction du nouveau clocher
1778 (≈ 1778)
Tour-clocher édifiée par Emiland Gauthey.
1781-1784
Achèvement de la terrasse faîtière
Achèvement de la terrasse faîtière
1781-1784 (≈ 1783)
Conçue par Pierre-Jean Guillemot.
1976
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1976 (≈ 1976)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. BE 324) : inscription par arrêté du 24 juin 1976
Personnages clés
| Charles-Elie Le Jolivet - Architecte des États de Bourgogne |
Auteur des plans initiaux en 1751. |
| Jean Caristie - Entrepreneur-architecte dijonnais |
Responsable de la construction (1754-1757). |
| Emiland Gauthey - Sous-ingénieur des Ponts et Chaussées |
Conçut le clocher en 1778. |
| Pierre-Jean Guillemot - Architecte ou ingénieur |
Planifia la terrasse faîtière (1781). |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Pommard, située dans le village viticole de Pommard en Bourgogne-Franche-Comté, remplace un édifice médiéval du XIVe siècle, détruit en 1753 en raison de son état de dégradation avancé. Sa reconstruction fut confiée à l'entrepreneur-architecte dijonnais Jean Caristie entre 1754 et 1757, selon les plans de Charles-Elie Le Jolivet, architecte des États de Bourgogne et voyer de Dijon. L'édifice, construit en moellon enduit avec des éléments en pierre de taille pour la façade et le clocher, illustre le style classique régional avec une nef à trois travées, un transept marqué, et un chœur prolongé par une abside semi-circulaire.
La structure intérieure se distingue par des voûtes d'arêtes à doubleaux, supportées par des pilastres et un entablement, tandis que la croisée du transept présente une voûte à huit quartiers alternés. Les fenêtres, en plein-cintre ou en arc segmentaire, et les portes rectangulaires reflètent les canons esthétiques du XVIIIe siècle. Le clocher initial, érigé sur la croisée du transept, fut démoli en 1776 en raison de défauts de construction, puis remplacé en 1778 par une tour-clocher adossée à l'abside, conçue par le sous-ingénieur Emiland Gauthey. La terrasse faîtière, prévue par Pierre-Jean Guillemot en 1781, ne fut achevée qu'en 1784.
Classée parmi les Monuments Historiques depuis 1976, l'église Saint-Pierre incarne à la fois le patrimoine religieux et l'ingénierie architecturale bourguignonne du siècle des Lumières. Son histoire reflète les défis techniques de l'époque, avec des interventions successives d'architectes et d'ingénieurs pour corriger ou compléter l'édifice. La combinaison de matériaux locaux, comme la pierre de taille, et de techniques de voûtement sophistiquées, témoigne de l'adaptation des savoir-faire traditionnels aux exigences esthétiques et fonctionnelles du XVIIIe siècle.