Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Pierre de Pouligny-Saint-Pierre dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Pierre de Pouligny-Saint-Pierre

    6 Place des Combattants d'Afn
    36300 Pouligny-Saint-Pierre
Propriété de la commune
Crédit photo : Jelupa - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié du XIIe siècle
Construction initiale
1er quart du XIIIe siècle
Ajout du clocher-porche
dernier quart du XVe siècle
Peintures murales de la chapelle Sainte-Marguerite
vers 1500 (limite XVe-XVIe siècle)
Extension du chœur et chapelle Sainte-Marguerite
1868-1893
Travaux d’Alfred Dauvergne
1912
Incendie et réfection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voûtes de la chapelle nord décorées de peintures murales : classement par arrêté du 5 décembre 1908 - Eglise, à l'exception des parties classées (cad. F 978) : inscription par arrêté du 14 avril 1998

Personnages clés

Seigneur de Tessonnières - Commanditaire Fait construire la chapelle Sainte-Marguerite vers 1500.
Alfred Dauvergne - Architecte départemental Dirige les travaux de 1868 à 1893.

Origine et histoire

L’église Saint-Pierre de Pouligny-Saint-Pierre a été construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, avec une nef de trois travées et un chœur de deux travées. Le clocher-porche, ajouté au 1er quart du XIIIe siècle, n’était pas prévu initialement, comme en témoigne une fenêtre murée au-dessus du portail. Ce clocher, initialement ouvert sur trois côtés, a vu ses baies fermées au XVe siècle, période où l’église fut couverte d’un lambris en berceau brisé, encore visible dans les combles.

Au XVe siècle, vers 1500, le chœur actuel fut édifié en prolongement de l’ancien, tandis que la chapelle Sainte-Marguerite, commandée par le seigneur de Tessonnières, était adossée au mur nord. Ses voûtes d’ogives, ornées de peintures murales (Annonciation, apôtres) réalisées à la détrempe dans le dernier quart du XVe siècle, reposent sur des culots sculptés représentant des têtes humaines. Les couleurs dominantes (ocre jaune, brun rouge, bleu) et les motifs (rubans croisés, feuilles d’eau) illustrent l’art religieux rural de l’époque.

Entre 1868 et 1893, l’architecte départemental Alfred Dauvergne mena d’importants travaux : construction de la chapelle de la Vierge (deux travées à l’est de la chapelle Sainte-Marguerite), pose d’une voûte en brique sous le lambris de la nef (1893), et modifications du clocher (ouvertures murées après 1884 pour l’installation de l’horloge). Un incendie en 1912 entraîna une réfection intérieure générale, marquant la dernière transformation majeure de l’édifice.

L’église se singularise par son décor roman (chapiteaux à rubans croisés et têtes humaines) et son mobilier gothique, comme la voûte à huit quartiers de la chapelle Sainte-Marguerite. Les toits, couverts de tuiles ou d’ardoises, et la flèche polygonale du clocher en ardoise achèvent de définir son caractère architectural composite, reflétant près de neuf siècles d’histoire religieuse locale.

Liens externes