Église Saint-Pierre de Pouligny-Saint-Pierre dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Pierre de Pouligny-Saint-Pierre

  • 6 Place des Combattants d'Afn
  • 36300 Pouligny-Saint-Pierre
Crédit photo : Jelupa - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XIIe siècle
Construction initiale
1er quart XIIIe siècle
Ajout du clocher-porche
XVe siècle
Modifications et lambris
Fin XVe siècle
Construction du chœur
2e moitié XIXe siècle
Restauration et extensions
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voûtes de la chapelle nord décorées de peintures murales : classement par arrêté du 5 décembre 1908 - Eglise, à l'exception des parties classées (cad. F 978) : inscription par arrêté du 14 avril 1998

Personnages clés

Alfred Dauvergne Architecte départemental responsable des travaux au XIXe siècle.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église paroissiale Saint-Pierre a été édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle. Elle se compose d'une nef de trois travées et d'un chœur de deux travées, qui correspondent à la nef de l'édifice actuel. Le clocher-porche, implanté devant la nef et absent du projet initial, a probablement été élevé au premier quart du XIIIe siècle ; la fenêtre murée au-dessus du portail ouvrant sur la nef en témoigne. À l'origine, le rez-de-chaussée du clocher était ouvert sur trois côtés ; ces ouvertures ont vraisemblablement été fermées au XVe siècle, tandis que les percements ouest du premier étage ont été murés après 1884 lors de l'installation de l'horloge. Au XVe siècle, l'église a reçu un lambris en berceau brisé encore visible dans les combles. La construction du chœur, en prolongement de l'ancien, pourrait remonter à la fin du XVe siècle, période à laquelle la chapelle Sainte-Marguerite fut élevée, adossée au mur gouttereau nord pour le seigneur de Tessonnières ; un nouveau chœur a par ailleurs été édifié au cours du premier quart du XIXe siècle. À partir de 1868, l'architecte départemental Alfred Dauvergne fit construire deux travées de la chapelle de la Vierge, à l'est de la chapelle Sainte-Marguerite. À partir de 1893, une voûte en briques fut lancée sous le lambris de couvrement de la nef, et un incendie en 1912 entraîna une réfection intérieure générale. L'intérêt majeur de cette église rurale tient à son décor sculpté et peint : les huit colonnes engagées de la nef romane portent des chapiteaux ornés de rubans croisés ou de feuilles d'eau d'où émergent parfois des têtes humaines. La voûte d'ogives de la chapelle Sainte-Marguerite, à huit quartiers rayonnants, repose sur des culots sculptés et peints figurant des têtes humaines, contemporains de la décoration picturale réalisée à la détrempe dans le dernier quart du XVe siècle. Une Annonciation et les figures en pied des apôtres, groupées par deux, occupent les huit voûtains. Les couleurs employées pour cette polychromie sont l'ocre jaune, le brun rouge, un ton plus foncé pour les faux-joints et un bleu pour le fond des figures.

Liens externes