Église Saint-Pierre de Quissac à Laugnac dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Clocher-mur

Église Saint-Pierre de Quissac

  • D13
  • 47360 Laugnac
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
4e quart XVe siècle
Restaurations majeures
XVIIe siècle
Effondrement et réparations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. E 144) , avec le cimetière attenant, son mur de clôture et sa croix de 1780 (cad. E 145) : inscription par arrêté du 16 mai 1995

Personnages clés

Jehanne de Preissas Commanditaire de la cloche de 1595
Charles Montezet Commanditaire de la cloche de 1595
Jean Carrère de Cours Maître-maçon ayant remanié la façade occidentale au XIXe siècle

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre de Quissac

L'église Saint-Pierre de Quissac, située au lieu-dit Quissac sur la commune de Laugnac (Lot-et-Garonne), se trouve à proximité du château de Quissac et présente des vestiges d'architecture romane. Elle serait construite au XIIe siècle, d'après l'appareillage de la nef et du chœur. L'édifice se termine par une abside en hémicycle et comporte deux chapelles latérales, qui lui donnent un plan proche de la croix. Le chœur est séparé de la nef par un arc diaphragme en anse de panier chanfreiné. Durant la première moitié du XVIe siècle, des restaurations ont inclus la mise en place d'une maçonnerie d'applique à pan-coupé et le voûtement du chœur. Une cloche datée de 1595 est attestée, réalisée à la demande de Jehanne de Preissas et Charles Montezet. La voûte d'ogives de l'abside s'est effondrée au XVIIe siècle ; lors de la visite de 1673, seul le chœur et une chapelle étaient voûtés. Les chapelles latérales, reconnaissables à leurs portes chanfreinées et à leurs arcades en anse de panier, ont été édifiées à la fin du XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle, peut‑être lors des réparations de 1742 mentionnées par le chanoine Durengues. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'église, menaçant ruine, fut frappée d'interdit puis réparée deux ans plus tard. La croix du cimetière, en pierre de taille de section octogonale portée sur un socle mouluré, porte la date de 1780. La façade occidentale a été remaniée et un clocher‑mur couronné triangulairement ajouté au milieu du XIXe siècle, intervention peut‑être attribuée au maître‑maçon Jean Carrère de Cours. Ces diverses campagnes de construction et de restauration traduisent l'évolution de l'édifice du roman au moderne. L'église, avec le cimetière attenant, son mur de clôture et sa croix de 1780, a été inscrite au titre des monuments historiques le 16 mai 1995.

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