Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur romans.
4e quart XVe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Mise en place d'une maçonnerie d'applique et voûtement du chœur.
XVIIe siècle
Effondrement et réparations
Effondrement et réparations XVIIe siècle (≈ 1750)
Effondrement de la voûte d'ogives de l'abside et construction des chapelles latérales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 144) , avec le cimetière attenant, son mur de clôture et sa croix de 1780 (cad. E 145) : inscription par arrêté du 16 mai 1995
Personnages clés
Jehanne de Preissas
Commanditaire de la cloche de 1595
Charles Montezet
Commanditaire de la cloche de 1595
Jean Carrère de Cours
Maître-maçon ayant remanié la façade occidentale au XIXe siècle
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre de Quissac
L'église Saint-Pierre de Quissac, située au lieu-dit Quissac sur la commune de Laugnac (Lot-et-Garonne), se trouve à proximité du château de Quissac et présente des vestiges d'architecture romane. Elle serait construite au XIIe siècle, d'après l'appareillage de la nef et du chœur. L'édifice se termine par une abside en hémicycle et comporte deux chapelles latérales, qui lui donnent un plan proche de la croix. Le chœur est séparé de la nef par un arc diaphragme en anse de panier chanfreiné. Durant la première moitié du XVIe siècle, des restaurations ont inclus la mise en place d'une maçonnerie d'applique à pan-coupé et le voûtement du chœur. Une cloche datée de 1595 est attestée, réalisée à la demande de Jehanne de Preissas et Charles Montezet. La voûte d'ogives de l'abside s'est effondrée au XVIIe siècle ; lors de la visite de 1673, seul le chœur et une chapelle étaient voûtés. Les chapelles latérales, reconnaissables à leurs portes chanfreinées et à leurs arcades en anse de panier, ont été édifiées à la fin du XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle, peut‑être lors des réparations de 1742 mentionnées par le chanoine Durengues. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'église, menaçant ruine, fut frappée d'interdit puis réparée deux ans plus tard. La croix du cimetière, en pierre de taille de section octogonale portée sur un socle mouluré, porte la date de 1780. La façade occidentale a été remaniée et un clocher‑mur couronné triangulairement ajouté au milieu du XIXe siècle, intervention peut‑être attribuée au maître‑maçon Jean Carrère de Cours. Ces diverses campagnes de construction et de restauration traduisent l'évolution de l'édifice du roman au moderne. L'église, avec le cimetière attenant, son mur de clôture et sa croix de 1780, a été inscrite au titre des monuments historiques le 16 mai 1995.