Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et de l'abside semi-circulaire.
Première moitié du XIIe siècle
Construction romane initiale
Construction romane initiale Première moitié du XIIe siècle (≈ 1225)
Édification de la nef et du chœur avec des arcs et des voûtes en plein cintre.
XIIIe siècle
Peintures à fresque
Peintures à fresque XIIIe siècle (≈ 1350)
Réalisation de peintures à fresque dans l'absidiole du chœur.
1528
Décor peint de la chapelle sud
Décor peint de la chapelle sud 1528 (≈ 1528)
Réalisation de peintures murales dans la chapelle sud, représentant des scènes de l'Annonciation et de la Passion.
Fin du XVe siècle
Agrandissement de l'église
Agrandissement de l'église Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Ajout de deux chapelles et voûtement de la nef par des croisées d'ogives.
Début du XVIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Construction de la tour-clocher et ajout d'un escalier en vis.
1894
Création des vitraux
Création des vitraux 1894 (≈ 1894)
Installation de vitraux signés et datés G. P. Dagrant.
22 septembre 1914
Classement monument historique
Classement monument historique 22 septembre 1914 (≈ 1914)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 septembre 1914
Personnages clés
Abbé Gisard
A découvert et restauré les peintures murales de la chapelle sud vers 1900.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Rampoux (Lot) présente un plan en croix latine, composé d'une nef et d'un chœur romans auxquels s'ajoutent deux chapelles datées du XVe siècle, formant une sorte de transept. La nef et le chœur, dépourvus de décor sculpté, révèlent par leurs arcs et leurs voûtes en plein cintre des formes romanes que l'on peut placer dans la première moitié du XIIe siècle. Dans l'absidiole du chœur se voient des peintures à fresque attribuées au XIIIe siècle ; leurs figures sont superposées et assises sur des zones de verdure correspondant au fût d'un arbre, éventuellement un arbre de Jessé. Cette superposition corrobore la tradition locale selon laquelle l'ensemble de l'édifice aurait été peint avec l'histoire du Christ, dont la chapelle conserve les derniers épisodes peints à une époque plus récente. L'église dépendait d'un prieuré rattaché à l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé et était d'abord annexe de Lavercantière ; elle serait devenue paroisse indépendante à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe, avec le titre de prieuré (Clary, 1986). Après la guerre de Cent Ans, l'édifice a été agrandi dans le dernier quart du XVe siècle et, au début du XVIe siècle, deux chapelles ont été ajoutées, la nef a été voûtée par deux croisées d'ogives et un arc doubleau épais a été ménagé pour porter la tour-clocher. Ce clocher, élevé au-dessus de la deuxième travée, est accessible par un escalier en vis logé dans une tourelle. La chapelle sud a reçu un décor peint comportant des armoiries qui permettent de situer ces travaux vers 1528, d'où une datation probable des agrandissements dans les années 1520. Les peintures murales de la chapelle sud, découvertes peu avant 1900 par l'abbé Gisard qui les a dégagées et restaurées, représentent des scènes de l'Annonciation et de la Passion. Sur le mur est, Dieu le Père en gloire domine l'Annonciation et la Crucifixion ; sur le mur sud, de part et d'autre de la fenêtre, figurent le baiser de Judas et la Flagellation ; sur le mur ouest se succèdent la Crucifixion et la Mise au tombeau. De part et d'autre de l'arc d'entrée, des anges groupés par deux portent les instruments de la Passion, et la voûte porte les symboles des quatre évangélistes : le taureau de Luc, le lion de Marc, l'aigle de Jean et l'ange de Matthieu. Un relevé préalable à la restauration de ce décor pictural a été réalisé en 2010. Les vitraux sont signés et datés G. P. Dagrant, Bordeaux, 1894. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques le 22 septembre 1914 et plusieurs objets qu'il contient sont référencés dans la base Palissy. Par la simplicité de son décor roman, ses aménagements postérieurs et ses ensembles peints, l'église témoigne de la continuité des pratiques liturgiques et décoratives du XIIe au XVIe siècle.