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Église Saint-Pierre de Raulhac dans le Cantal

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Saint-Pierre de Raulhac

    D600
    15800 Raulhac
Propriété de la commune
Crédit photo : Ericargs - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale romane
Fin XIVe - Début XVe siècle
Reconstruction du porche
1567
Reconstruction du clocher
Fin XVe - Début XVIe siècle
Construction de la nef actuelle
1702-1704
Construction de la sacristie
1780
Chaire à prêcher
1927
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 1er juin 1927

Personnages clés

Bonne de Berry - Vicomtesse de Carlat Armoiries sur les clefs de voûte.
Bernard VIII d'Armagnac - Fils de Bonne de Berry Armoiries associées dans la nef.
Charles Nocquet - Maître maçon du Limousin Constructeur de la sacristie (1702-1704).
Peintre Morini - Auteur des peintures murales Voûte du chœur (XIXe siècle).

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre de Raulhac, située dans le Cantal en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice dont les origines remontent au XIIe siècle. De cette première construction romane, il ne subsiste aujourd’hui que le portail d’entrée, intégré à un porche de la fin du XIVe siècle. Ce portail, à cinq archivoltes et chapiteaux naïfs, est surmonté d’un clocher carré reconstruit en 1567, flanqué d’une tour hexagonale. L’édifice actuel, principalement du XVe siècle, fut érigé sous le patronage des vicomtes de Carlat, comme en témoignent les armoiries de Bonne de Berry et de son fils Bernard VIII d'Armagnac sur les clefs de voûte.

La nef, de la fin du XVe siècle, s’étend sur 33 mètres de long et 16 de large, voûtée d’ogives et divisée en quatre travées. Elle abrite sept chapelles latérales, propriétés de familles nobles locales (Montjou, Scorailles, Montal, etc.), qui y avaient érigé autels et retables pour des offices privés ou des sépultures. Le chœur polygonal, éclairé par des fenêtres ogivales, mène à une sacristie construite entre 1702 et 1704. Parmi les éléments remarquables figurent une chaire à prêcher de 1780, des peintures murales du XIXe siècle (dont celles du peintre Morini), et des tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, comme L’Adoration des Mages (anonyme flamand) ou La Délivrance de saint Pierre.

L’histoire de l’église est marquée par des destructions successives : rasée par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, pillée par les huguenots lors des guerres de Religion (fin XVIe siècle), puis saccagée pendant la Révolution française. Les retables et statues furent alors détruits, à l’exception de deux retables. Au XIXe siècle, les paroissiens financèrent sa restauration, lui valant le surnom de « Reine de la Vallée ». Classée monument historique en 1927, elle conserve des traces de polychromies médiévales, dont les armoiries des familles de L’Arbre d’Escalmels et de Scorailles, seigneurs locaux.

Architecturalement, l’église mêle styles roman et gothique tardif. Le clocher-porche, à deux étages carrés et un étage de comble, est coiffé d’une flèche polygonale, tandis que la nef unique, terminée par un chœur à cinq pans, est couverte de voûtes nervées. Les chapelles latérales, construites entre les contreforts, datent du XVe siècle. La sacristie, ajoutée au début du XVIIIe siècle, complète cet ensemble, témoin des évolutions artistiques et politiques du Carladès, région historiquement liée aux vicomtes de Carlat.

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