Frise chronologique
XIe siècle
Première mention
Première mention
XIe siècle (≈ 1150)
Registre du chapitre d’Auch
XIVe siècle
Construction actuelle
Construction actuelle
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement de l’église primitive
1478–1490
Restauration majeure
Restauration majeure
1478–1490 (≈ 1484)
Travaux sur le gros-œuvre
1485
Modification du clocher
Modification du clocher
1485 (≈ 1485)
Bouchage des ouvertures
1572
Destruction partielle
Destruction partielle
1572 (≈ 1572)
Incendie par Montgomery
XIXe siècle
Restauration des voûtes
Restauration des voûtes
XIXe siècle (≈ 1865)
Style préservé, vitraux installés
25 février 1974
Classement MH
Classement MH
25 février 1974 (≈ 1974)
Protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 222) : classement par arrêté du 25 février 1974
Personnages clés
| Montgomery - Chevalier protestant |
Incendia l’église en 1572 |
| Saint Dominique - Figure religieuse |
Représenté sur le tympan |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Riscle, mentionnée dès le XIe siècle dans les registres du chapitre d’Auch, est un édifice emblématique du patrimoine gersois. Sa construction actuelle, datant principalement du XIVe siècle, remplace une première église médiévale plus modeste. Située sur un plateau surplombant la ville, elle était conçue pour protéger les habitants des crues de l’Adour et des invasions, jouant un double rôle de forteresse et lieu de culte. Son architecture marque la transition entre les styles roman (clocher conique) et gothique (façade ouest, ogives), reflétant les évolutions artistiques de l’époque.
Entre 1478 et 1490, l’église subit d’importants travaux de restauration, notamment sur le clocher (la « tore »), dont les ouvertures furent partiellement bouchées en 1485 pour des raisons de sécurité. Les guerres de Religion au XVIe siècle endommagèrent gravement l’édifice : le chevalier protestant Montgomery incendia la toiture en 1572, provoquant l’écroulement des voûtes. Les réparations, effectuées au XIXe siècle, respectèrent le style des voûtes ayant survécu, tandis que le tympan du portail, refait en terre cuite, représente saint Dominique recevant le rosaire. Le chœur polygonal et les vitraux actuels datent de la restauration de 1850, période où l’église retrouva sa fonction centrale dans la vie locale.
Classée monument historique le 25 février 1974, l’église porte les stigmates de son histoire tourmentée : traces de réparations sous le clocher (après les destructions de 1793 pendant la Révolution), murailles épaisses percées de meurtrières, et fenêtres à verre blanc ajoutées au XVIe siècle. Symbole de résilience, elle domine aujourd’hui paisiblement Riscle, rappelant son rôle passé de sanctuaire, refuge et lieu de rassemblement communautaire. Son mobilier, partiellement référencé dans la base Palissy, et son architecture hybride en font un témoignage rare des transitions artistiques et des conflits religieux en Occitanie.