Donation à l'abbaye 889 (≈ 889)
L'évêque de Rodez donne l'église à l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac.
1146
Confirmation papale
Confirmation papale 1146 (≈ 1146)
Le pape confirme l'appartenance de l'église à l'abbaye de Figeac.
1189-1200
Construction de l'édifice
Construction de l'édifice 1189-1200 (≈ 1195)
Construction de l'église avec deux matériaux distincts, grès et calcaire.
Fin XIIIe - Début XIVe siècle
Surélévation de l'absidiole
Surélévation de l'absidiole Fin XIIIe - Début XIVe siècle (≈ 1425)
Première surélévation au-dessus de l'absidiole sud et des collatéraux.
1490
Travaux signalés
Travaux signalés 1490 (≈ 1490)
Des travaux sont mentionnés dans un acte notarié.
17 juin 1513
Travaux de fortification
Travaux de fortification 17 juin 1513 (≈ 1513)
Surélévation des côtés, création de créneaux et couverture par une toiture à quatre pans.
1827
Construction du porche
Construction du porche 1827 (≈ 1827)
Construction du porche occidental avec réemploi d'un tympan roman.
16 février 1903
Classement historique
Classement historique 16 février 1903 (≈ 1903)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
1985
Découverte nécropole
Découverte nécropole 1985 (≈ 1985)
Mise au jour d'une nécropole médiévale sur le flanc sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 février 1903
Personnages clés
Anaïs Charrier
Architecte ayant mené l'analyse de la maçonnerie en 2009.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre de Saint-Pierre-Toirac, située dans le Lot, présente les caractéristiques d'un édifice mêlant fonctions religieuses et défensives : ses murs extérieurs, de plan presque carré, sont surmontés de créneaux qui devaient autrefois ceindre les quatre faces. La tradition attribue la donation de l'église et des terres voisines à l'abbaye Saint-Sauveur de Figeac par l'évêque de Rodez en 889 ; cette appartenance est confirmée par le pape en 1146, mais les sources ne mentionnent pas de communauté bénédictine, seulement un prieuré dont le curé était nommé par l'abbé de Figeac. La construction de l'édifice, datée entre 1189 et 1200, associe deux matériaux distincts — le grès pour le chevet et le calcaire pour la nef et les collatéraux —, utilisés simultanément selon l'analyse de la maçonnerie menée en 2009 par Anaïs Charrier, qui conclut à un projet unique réalisé probablement par deux équipes. Les élévations du chœur ont un décor de triforium et de colonnettes ornées de personnages, tandis que la nef présente des arcs marquant l'amorce d'ogives et une croisée d'ogives de gothique primitif ; les chapiteaux, mêlant entrelacs et palmettes d'inspiration ancienne, témoignent d'un mélange de styles. La nef possédait deux portails, au sud et au nord, et un tympan roman réutilisé figure aujourd'hui sur l'élévation nord du porche occidental. Des interventions sont attestées à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle par une première surélévation au-dessus de l'absidiole sud et des collatéraux, puis par des travaux signalés dans un acte notarié de 1490. Un prix-fait du 17 juin 1513 confie à deux charpentiers de Figeac la découverte de l'église, l'élévation des côtés jusqu'à la hauteur du clocher et de la façade ouest, la réalisation de créneaux tout autour et la couverture par une toiture à quatre pans, travaux devant être achevés pour la Saint-Jean-Baptiste; le document précise également que, en temps de guerre, les habitants voisins pouvaient se placer sous la protection de la fortalice de l'église. Le porche occidental a été construit en 1827 et un tympan roman représentant Samson chevauchant un lion y a été réemployé. Une nécropole médiévale a été mise au jour sur le flanc sud en 1985. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 16 février 1903.