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Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon

    Rue du Port
    29250 Saint-Pol-de-Léon
Propriété de la commune
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
fin XIVe - début XVe siècle
Construction initiale
1533
Siège de la confrérie
1772
Reconstruction façade/clocher
1875-1876
Restauration charpente/toiture
1875-1878
Maison de gardien
1919
Monument aux morts
1974
Vitraux modernes
1997
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, ainsi que le mur d'enceinte du cimetière avec ses ossuaires, son entrée et sa maison de gardien (cad. AM 32 à 35) : inscription par arrêté du 23 juillet 1997

Personnages clés

Nicolas Saffray - Entrepreneur royal Reconstruit façade et clocher (1772).
Puyo - Architecte Conçoit la maison de gardien (1875-1878).
René Quillivic - Sculpteur Auteur du monument aux morts (1919).
Charles Chaussepied - Architecte Collabore au monument aux morts.
Le Bihan - Verrier Crée les vitraux (1974).
Larhantec - Sculpteur Chemin de croix en kersanton.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon, située dans le Finistère, est un édifice catholique dont la construction débute à la fin du XIVe siècle et se poursuit au XVe siècle, notamment pour le chœur et le mur sud de la nef. L'église, initialement en forme de croix, a perdu ses ailes latérales, ne conservant que sa nef médiévale comme partie la plus ancienne. Elle est profondément remaniée au XVIIIe siècle, avec une reconstruction de la façade et du clocher en 1772 par l'entrepreneur Nicolas Saffray, dans un style baroque marqué. Au XIXe siècle, des travaux majeurs concernent la charpente et la couverture (1875-1876), ainsi que l'ajout d'une maison de gardien dans le cimetière adjacent, conçue par l'architecte Puyo entre 1875 et 1878.

L'édifice abrite des éléments architecturaux notables, comme des piliers similaires à ceux de la chapelle du Kreisker, et une nef à bas-côtés couverte d'une unique toiture descendante, typique des églises bretonnes de l'époque. Les vitraux, réalisés par Le Bihan en 1974, remplacent des baies plus anciennes, dont certaines étaient ornées de remplages rayonnants. À l'intérieur, des enfeus funéraires, dont un portant les armes de la famille Pontantoull, côtoient des statues anciennes de la Vierge et de Sainte Madeleine. Le cimetière attenant, entouré d'un mur d'enceinte inscrit, conserve neuf ossuaires gothiques des XVIe et XVIIe siècles, témoins des pratiques funéraires locales.

L'église est inscrite aux monuments historiques en 1997, incluant l'enceinte du cimetière, ses ossuaires et sa maison de gardien. Elle fut historiquement liée à la confrérie des Trépassés dès 1533, servant aussi de lieu de prière pour les prêtres retraités du diocèse. Le cimetière, autrefois doté de quatre statues en kersanton et de plusieurs chapelles aujourd'hui détruites, abrite également un monument aux morts de 1919, premier du Finistère, réalisé par René Quillivic et Charles Chaussepied. Ce monument s'intègre à un ensemble du XIXe siècle comprenant un calvaire et un chemin de croix sculpté par Larhantec, illustrant la Passion dans ce matériau local emblématique.

Liens externes