Frise chronologique
fin XIVe - début XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIVe - début XVe siècle (≈ 1525)
Nef et chœur édifiés, style gothique.
1533
Siège de la confrérie
Siège de la confrérie
1533 (≈ 1533)
Accueille les Trépassés, confrérie funéraire.
1772
Reconstruction façade/clocher
Reconstruction façade/clocher
1772 (≈ 1772)
Style baroque par Nicolas Saffray.
1875-1876
Restauration charpente/toiture
Restauration charpente/toiture
1875-1876 (≈ 1876)
Travaux majeurs sur la couverture.
1875-1878
Maison de gardien
Maison de gardien
1875-1878 (≈ 1877)
Construction par l'architecte Puyo.
1919
Monument aux morts
Monument aux morts
1919 (≈ 1919)
Premier du Finistère, par Quillivic.
1974
Vitraux modernes
Vitraux modernes
1974 (≈ 1974)
Réalisés par Le Bihan.
1997
Inscription MH
Inscription MH
1997 (≈ 1997)
Église et cimetière protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, ainsi que le mur d'enceinte du cimetière avec ses ossuaires, son entrée et sa maison de gardien (cad. AM 32 à 35) : inscription par arrêté du 23 juillet 1997
Personnages clés
| Nicolas Saffray - Entrepreneur royal |
Reconstruit façade et clocher (1772). |
| Puyo - Architecte |
Conçoit la maison de gardien (1875-1878). |
| René Quillivic - Sculpteur |
Auteur du monument aux morts (1919). |
| Charles Chaussepied - Architecte |
Collabore au monument aux morts. |
| Le Bihan - Verrier |
Crée les vitraux (1974). |
| Larhantec - Sculpteur |
Chemin de croix en kersanton. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Saint-Pol-de-Léon, située dans le Finistère, est un édifice catholique dont la construction débute à la fin du XIVe siècle et se poursuit au XVe siècle, notamment pour le chœur et le mur sud de la nef. L'église, initialement en forme de croix, a perdu ses ailes latérales, ne conservant que sa nef médiévale comme partie la plus ancienne. Elle est profondément remaniée au XVIIIe siècle, avec une reconstruction de la façade et du clocher en 1772 par l'entrepreneur Nicolas Saffray, dans un style baroque marqué. Au XIXe siècle, des travaux majeurs concernent la charpente et la couverture (1875-1876), ainsi que l'ajout d'une maison de gardien dans le cimetière adjacent, conçue par l'architecte Puyo entre 1875 et 1878.
L'édifice abrite des éléments architecturaux notables, comme des piliers similaires à ceux de la chapelle du Kreisker, et une nef à bas-côtés couverte d'une unique toiture descendante, typique des églises bretonnes de l'époque. Les vitraux, réalisés par Le Bihan en 1974, remplacent des baies plus anciennes, dont certaines étaient ornées de remplages rayonnants. À l'intérieur, des enfeus funéraires, dont un portant les armes de la famille Pontantoull, côtoient des statues anciennes de la Vierge et de Sainte Madeleine. Le cimetière attenant, entouré d'un mur d'enceinte inscrit, conserve neuf ossuaires gothiques des XVIe et XVIIe siècles, témoins des pratiques funéraires locales.
L'église est inscrite aux monuments historiques en 1997, incluant l'enceinte du cimetière, ses ossuaires et sa maison de gardien. Elle fut historiquement liée à la confrérie des Trépassés dès 1533, servant aussi de lieu de prière pour les prêtres retraités du diocèse. Le cimetière, autrefois doté de quatre statues en kersanton et de plusieurs chapelles aujourd'hui détruites, abrite également un monument aux morts de 1919, premier du Finistère, réalisé par René Quillivic et Charles Chaussepied. Ce monument s'intègre à un ensemble du XIXe siècle comprenant un calvaire et un chemin de croix sculpté par Larhantec, illustrant la Passion dans ce matériau local emblématique.