Frise chronologique
1047
Première mention écrite
Première mention écrite
1047 (≈ 1047)
Donation par Geoffroy Martel à l’abbaye de Saintes
XIVe–XVe siècles
Reconstruction gothique flamboyant
Reconstruction gothique flamboyant
XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Clocher-porche et édifice rebâti après la guerre de Cent Ans
1600
Démolition des vestiges
Démolition des vestiges
1600 (≈ 1600)
Ruines rasées après les guerres de Religion
1608
Fin de la construction
Fin de la construction
1608 (≈ 1608)
Achèvement de l'église de Brouage.
1602–1776
Reconstruction classique
Reconstruction classique
1602–1776 (≈ 1689)
Nef unique et chœur actuels édifiés
1700
Abandon initial
Abandon initial
1700 (≈ 1700)
Église laissée à l'abandon.
1707, 1746, 1757
Travaux sur le clocher
Travaux sur le clocher
1707, 1746, 1757 (≈ 1757)
Rénovations par Pascaud, Guéniveau, Bégorrat.
1830
Fin d'usage comme grange
Fin d'usage comme grange
1830 (≈ 1830)
Utilisation agricole jusqu'au XIXe.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Protection initiée par Prosper Mérimée
1886
Fonte de trois cloches
Fonte de trois cloches
1886 (≈ 1886)
Par Georges Bollée, fondeur d’Orléans
1912
Réouverture au culte
Réouverture au culte
1912 (≈ 1912)
Restauration financée par le Québec.
1931
Classement MH
Classement MH
1931 (≈ 1931)
Inscrite aux monuments historiques.
1966
Remplacement d’une cloche
Remplacement d’une cloche
1966 (≈ 1966)
Marguerite-Marie-Renée remplace Marie-Amélie (fêlée en 1945)
1982-2015
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1982-2015 (≈ 1999)
Hommages à la Nouvelle-France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Samuel de Champlain - Explorateur et fondateur de Québec |
Originaire de Brouage, baptisé ici. |
| François de Montmorency-Laval - Bienheureux, premier évêque de Québec |
Célébré par un vitrail (1995). |
| Luc Pascaud - Entrepreneur du XVIIIe siècle |
Travaux sur le clocher (1707). |
| Nicolas Sollogoub - Artiste verrier |
Auteur de plusieurs vitraux. |
| Geoffroy Martel - Duc d’Aquitaine |
Mentionne l’église dans un acte de 1047 |
| Prosper Mérimée - Inspecteur des monuments historiques |
Classement de l’église en 1840 |
| Georges Bollée - Fondeur de cloches |
A fondu trois cloches en 1886 |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, située à Marennes-Hiers-Brouage en Charente-Maritime, est un édifice religieux catholique dont la construction s'est achevée en 1608. Elle est intimement liée à l'histoire de la Nouvelle-France, notamment à travers Samuel de Champlain, originaire de Brouage. Son architecture combine des éléments Renaissance, comme le portail à chapiteaux corinthiens et un fronton triangulaire orné d'armoiries, ainsi qu'une nef couverte de lambris et des colonnes toscanes. L'église, désaffectée à plusieurs reprises (notamment pendant la Révolution et au début du XXe siècle), a été restaurée grâce à des souscriptions internationales, notamment canadiennes, et rouverte au culte en 1912.
À l'intérieur, l'église abrite une exposition permanente intitulée « Il était une foi... en Nouvelle-France », retraçant l'évangélisation et la fondation des colonies françaises en Amérique du Nord. Huit vitraux, offerts par des gouvernements canadiens et des villes comme Québec ou Montréal, illustrent des épisodes clés de cette épopée, tels que la fondation de Québec en 1608 ou l'œuvre du Bienheureux François de Montmorency-Laval. Ces œuvres, réalisées par des artistes comme Nicolas Sollogoub, soulignent les liens historiques entre Brouage et le Canada. Un neuvième vitrail, dédié à Marguerite Bourgeoys, était prévu pour 2017-2018.
Classée monument historique en 1931, l'église a connu plusieurs phases de dégradation et de restauration. Abandonnée dès 1700, elle servit de grange au XIXe siècle avant d'être réhabilitée grâce à des financements transatlantiques, notamment ceux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec. Les travaux du clocher, menés aux XVIIIe et XIXe siècles par des entrepreneurs locaux comme Luc Pascaud ou Pierre Guiton, témoignent de son importance patrimoniale. Aujourd'hui, elle attire les pèlerins canadiens et les visiteurs intéressés par l'histoire franco-américaine.
Devant l'édifice se dresse un monument dédié à Samuel de Champlain, explorateur et fondateur de Québec, baptisé dans cette église. Les écussons sculptés sur la façade et les dalles funéraires détruites pendant la Révolution rappellent son passé aristocratique et religieux. L'église, propriété de la commune, reste un symbole des échanges culturels entre la France et le Canada, célébrant à la fois le patrimoine architectural local et l'héritage de la Nouvelle-France.