Consécration de l'église 1729 (≈ 1729)
L'église Saint-Pierre est consacrée.
Début du XVIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Édification de l'église sur les fondations d'une église romane.
XVIIe-XVIIIe siècles
Création de l'antependium
Création de l'antependium XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Réalisation de l'antependium en laine et soie.
1991
Classement du retable
Classement du retable 1991 (≈ 1991)
Le retable baroque est classé au titre des objets des monuments historiques.
1998
Inscription de l'antependium
Inscription de l'antependium 1998 (≈ 1998)
L'antependium est inscrit au titre des monuments historiques.
2014
Inscription de l'église
Inscription de l'église 2014 (≈ 2014)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
2018
Classement des anges adorateurs
Classement des anges adorateurs 2018 (≈ 2018)
Les anges adorateurs en bois doré sont classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AA 91, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 17 novembre 2014
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Senozan, située dans la commune de Senozan en Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté), appartient à la paroisse Notre‑Dame‑des‑Coteaux en Mâconnais, dont le siège est à Lugny, et relève du diocèse d’Autun. Construite au début du XVIIIe siècle sur les fondations d’une église romane, elle a été consacrée en 1729. Inscrite au titre des monuments historiques le 17 novembre 2014, l’édifice est bâti en pierre locale et présente une architecture sobre : une nef unique, un transept peu profond, deux chapelles latérales et un chevet plat. Sa façade monumentale est composée d’un fronton triangulaire porté par des pilastres doriques et d’un porche quadrangulaire percé d’une double baie ; le clocher domine l’ensemble. L’intérieur, récemment restauré, se distingue par une riche décoration du XVIIIe siècle : boiseries d’époque Régence surmontées de peintures murales qui couvrent murs et voûtes et forment de grands panneaux décoratifs à fond rose. Le chœur accueille un retable baroque en bois sculpté, classé au titre des objets des monuments historiques en 1991 ; il comprend le tabernacle, les gradins, la monstrance, des boiseries peintes et quatre statues représentant saint Pierre, saint Michel, saint Paul et saint Jean. Deux anges adorateurs en bois doré du XVIIIe siècle, agenouillés sur une nuée, sont également classés (2018). Le tableau central du retable illustre la remise des clés à saint Pierre par le Christ, en lien avec le vocable de l’église. Enfin, l’antependium en laine et soie, daté des XVIIe‑XVIIIe siècles et inscrit en 1998, représente Élie fuyant la colère de Jézabel et secouru par un ange. Affectée au culte catholique en application de la loi de 1905, l’église Saint‑Pierre reste, trois siècles après sa construction, un lieu de culte actif.