Fortification de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Construction et ajout d'éléments défensifs.
1607
Restauration et redédicace
Restauration et redédicace 1607 (≈ 1607)
Réparation après les destructions subies.
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Dégâts et incendie partiel de l'édifice.
1670-1674
Construction du presbytère
Construction du presbytère 1670-1674 (≈ 1672)
Œuvre du curé Jean Irondius de Podio.
1789
Destruction du presbytère
Destruction du presbytère 1789 (≈ 1789)
Conséquence de la Révolution française.
21 novembre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 21 novembre 1925 (≈ 1925)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
Jean Irondius de Podio - Curé de Tourtirac
Commanditaire du presbytère (1670-1674).
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Tourtirac, aussi appelée Saint-Pierre-ès-Liens, est une église catholique située dans le hameau des Faures, sur la commune de Gardegan-et-Tourtirac (Gironde). Son origine remonte au XIIe siècle, époque à laquelle elle fut fortifiée, comme en témoignent des éléments défensifs tels que l’escalier du clocher, accessible à trois mètres du sol pour en faciliter la protection.
L’édifice présente une architecture remarquable : sa façade arbore une porte à quatre voussures encadrée de deux portes feintes et surmontée d’une corniche en dents de scie. L’abside en cul-de-four est séparée de la nef par une arcade en plein cintre, tandis qu’une voûte semi-sphérique, dominée par un clocher carré, couronne l’ensemble. La nef, quant à elle, est couverte d’une voûte datant du XIXe siècle, remplaçant probablement une structure plus ancienne.
L’histoire de l’église est marquée par les troubles des guerres de Religion, durant lesquelles elle fut dégradée et partiellement incendiée. Restaurée en 1607, elle perdit son presbytère après la Révolution française. Un linteau de porte, conservé à l’intérieur, atteste de sa construction entre 1670 et 1674 sous l’impulsion du curé Jean Irondius de Podio. Classée monument historique en 1925, elle reste un témoignage architectural et historique de la région.
Son isolement géographique, au bout d’une route vicinale (D123), et ses caractéristiques défensives soulignent son rôle passé de refuge et de lieu de culte protégé dans un contexte regional souvent agité. Aujourd’hui, elle incarne à la fois un patrimoine religieux et une mémoire des conflits qui ont traversé la Gironde.
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