Frise chronologique
XIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Construction sur une source thérapeutique.
1838-1842
Premières réparations
Premières réparations
1838-1842 (≈ 1840)
Reconstruction après l’incendie.
1870
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière
1870 (≈ 1870)
Libération de l’espace autour.
1871
Restauration majeure
Restauration majeure
1871 (≈ 1871)
Travaux dirigés par Dauvergne.
début XIXe siècle
Incendie destructeur
Incendie destructeur
début XIXe siècle (≈ 1904)
Voûte et toiture détruites.
fin XIXe siècle
Peintures murales
Peintures murales
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Réalisées par Raphaël Bodin.
2017
Restauration des peintures
Restauration des peintures
2017 (≈ 2017)
Travaux de conservation achevés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Alfred Dauvergne - Architecte départemental |
Dirigea la restauration de 1871. |
| Raphaël Bodin - Peintre décorateur |
Auteur des peintures murales. |
| Abbé Caillaud - Curé de Mers-sur-Indre |
Fit ériger l’église en 1828. |
| Abbé Doucet - Curé et collectionneur |
Rassembla des habits liturgiques. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Tranzault trouve ses origines au XIe siècle, édifiée sur les fondations d’une construction préexistante près d’une source aux vertus thérapeutiques, dédiée plus tard à Sainte Geneviève. À l’époque, elle dépendait de l’abbaye bénédictine de Déols et était dirigée par les moines de l’abbaye de Varennes en tant que prieuré, jusqu’à la Révolution. Après cette période, elle fut rattachée à la paroisse du Lys-Saint-Georges, avant que l’abbé Caillaud, curé de Mers-sur-Indre, ne la fasse ériger en chapelle vicariale en 1828, puis en église paroissiale de Tranzault.
Un incendie au début du XIXe siècle ravagea la voûte en bois de la nef et la toiture en tuiles, déclenchant des travaux de réparation entre 1838 et 1842. En 1870, le transfert du cimetière libéra l’espace autour de l’église, permettant une restauration majeure dirigée en 1871 par l’architecte Alfred Dauvergne. Ces travaux transformèrent profondément l’édifice, notamment par l’agrandissement du chœur, l’ajout d’absidioles dédiées à Sainte Geneviève et à la Vierge Marie, et le remplacement des tuiles par de l’ardoise.
La décoration intérieure, réalisée par le peintre Raphaël Bodin à la fin du XIXe siècle, inclut des peintures murales et des visages d’apôtres sculptés sur les chapiteaux du chœur. L’église abrite également une collection d’habits liturgiques, réunie par l’abbé Doucet, curé et ancien tailleur. Au XXe siècle, les enduits et peintures se dégradèrent, nécessitant une restauration achevée en 2017. L’orientation atypique de l’église vers le Nord, plutôt que vers l’Est comme à l’accoutumée, ajoute à son caractère unique.