Frise chronologique
1080
Bulle papale de Grégoire VII
Bulle papale de Grégoire VII
1080 (≈ 1080)
Mention comme dépendance d'Aurillac (attribution contestée)
1265
Destruction par le sire d'Apchon
Destruction par le sire d'Apchon
1265 (≈ 1265)
Église primitive détruite par des paysans révoltés
XVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XVe siècle (≈ 1550)
Financée par Bonne de Berry et Bernard VII d'Armagnac
1903
Rénovation néo-gothique
Rénovation néo-gothique
1903 (≈ 1903)
Ajout des bas-côtés et reconstruction des chapelles
1990
Classement monument historique
Classement monument historique
1990 (≈ 1990)
Inscrite par arrêté du 11 juin
2009
Restauration de la polychromie
Restauration de la polychromie
2009 (≈ 2009)
Travaux sur les décors intérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre (cad. AX 170) : inscription par arrêté du 11 juin 1990
Personnages clés
| Bonne de Berry - Vicomtesse de Carlat |
Finança la reconstruction de la nef |
| Bernard VII d'Armagnac - Fils de Bonne de Berry |
Armoiries présentes sur les clefs de voûte |
| Grégoire VII - Pape (bulle de 1080) |
Évoque la dépendance à l'abbaye d'Aurillac |
| Lemaigre - Architecte (1903) |
Dirigea les travaux néo-gothiques |
| Gérard Courtet - Maître charpentier (1754) |
Reconstruit la sacristie et la charpente |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Vic-sur-Cère, située dans le département du Cantal en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice catholique dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle. Son clocher roman octogonal, caractéristique des églises du Carladès, date de cette période, tandis que la nef, reconstruite au XVe siècle par Bonne de Berry et son fils Bernard VII d'Armagnac, arbore des voûtes ogivales ornées de leurs armoiries. Le chœur-abside, plus ancien, présente des clefs de voûte sculptées représentant saint Pierre et un Agnus Dei.
L'église fut initialement un prieuré dépendant de l'abbaye d'Aurillac selon une bulle papale de 1080, bien que cette attribution soit contestée. Détruite en 1265 par le sire d'Apchon et des paysans révoltés, elle fut reconstruite en style roman tardif, puis partiellement détruite à nouveau par les calvinistes. Les chapelles latérales, dédiées à des familles nobles locales (Comblat, Sobrier de Laubret, Miramon, etc.), furent reconstruites en 1903 dans un style néo-gothique, élargissant l'édifice de deux travées.
Les vitraux, installés au début du XXe siècle, proviennent d'ateliers nancéiens et illustrent des scènes religieuses ainsi que des armoiries locales. L'église, classée monument historique en 1990, conserve également des éléments mobiliers notables, comme un triptyque contemporain (2011) et une toile du XVIIe siècle. Ses transformations successives reflètent son rôle central dans la vie communautaire et religieuse de Vic-sur-Cère, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne.
Le site, situé près de l'ancien cimetière et des bâtiments du bailliage, témoigne de l'organisation médiévale du bourg. La place adjacente, autrefois cimetière, était bordée par l'hôtel du bailliage, l'auditoire et la geôle. Les modillons romans remployés dans les façades rappellent l'édifice primitif du XIe siècle, tandis que les travaux des XIXe et XXe siècles (porche, tribune, polychromie) ont marqué son évolution architecturale.
Les familles nobles locales, comme les seigneurs de Vic (devenus Comblat) ou les Sobrier de Laubret, possédaient des chapelles privatives, dont certaines arboraient des clefs armoriées. La confrérie du Saint-Esprit, dédiée à l'assistance aux pauvres, occupait une chapelle près de l'entrée. Ces éléments soulignent le lien entre l'église, l'aristocratie locale et les institutions caritatives médiévales.