Frise chronologique
Fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman en croix latine
XIVe–XVe siècles
Fortification
Fortification
XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Ajout contreforts, chemin de ronde, meurtrières
1862
Classement MH
Classement MH
1862 (≈ 1862)
Première protection monument historique
1867
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1867 (≈ 1867)
Agrandissement transept nord
1890
Nouveau clocher
Nouveau clocher
1890 (≈ 1890)
Extension transept sud
1926
Vitrail de l'oculus
Vitrail de l'oculus
1926 (≈ 1926)
Représentation de saint Pierre
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Saint Pierre - Patron de l'église |
Représenté dans le vitrail de 1926 |
| Moines de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes - Propriétaires initiaux |
Ordre bénédictin gestionnaire au XIVe |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre du Boupère, située dans la commune du même nom en Vendée (Pays de la Loire), est un édifice religieux dont la construction s'est déroulée en trois étapes majeures. À la fin du XIIe siècle, une église romane en forme de croix latine fut érigée, dotée d'un chœur au chevet plat. Elle dépendait alors de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes, comme en témoignent les armoiries de cette dernière : d'argent, à une croix pattée d'azur, cantonnée de quatre roses de gueules.
Au XIVe et XVe siècles, en pleine guerre de Cent Ans (1337–1458), l'église fut fortifiée pour servir de refuge aux villageois. La façade occidentale fut renforcée par des contreforts percés de meurtrières et canonnières, surmontés d'échauguettes. Un chemin de ronde, protégé par un parapet crénelé et des bretèches, fut ajouté à 20 mètres de hauteur. Un bas-côté étroit fut construit au sud pour supporter ce chemin de ronde, élargissant ainsi la nef. Ces modifications reflètent les besoins défensifs de l'époque, où les églises servaient souvent de dernier rempart contre les invasions.
Au XIXe siècle, l'expansion démographique imposa des agrandissements majeurs : le transept nord et le chœur furent reconstruits en 1867, suivis par l'extension du transept sud et la construction du clocher actuel en 1890. L'oculus, initialement centré sur la façade romane, fut doté en 1926 d'un vitrail représentant saint Pierre, symbolisant son double rôle de pêcheur de poissons et de pêcheur d'hommes. Classée monument historique dès 1862, cette église illustre l'évolution architecturale et sociale d'un édifice religieux, passant de lieu de culte à forteresse, puis à symbole communautaire.
Le Boupère, dont le nom dérive du latin Alba Petra (« Pierre-Blanche »), fut mentionné pour la première fois au XIe siècle sous cette appellation. La commune, traversée par le Lay et le Petit Lay, s'inscrit dans un paysage de bocage vendéen, marqué par une occupation agricole majoritaire (92,4 % des sols en 2018). L'église Saint-Pierre, par sa position centrale sur la place de l'Église, reste un élément fédérateur du bourg, témoin des transformations historiques et des adaptations locales aux conflits et aux croissances démographiques.
Le patrimoine religieux du Boupère inclut également une chapelle et une fontaine située sur la place de l'Église, renforçant le rôle spirituel et communautaire de ce lieu. L'édifice, propriété de la commune, continue de jouer un rôle culturel et historique, attirant visiteurs et chercheurs pour son architecture hybride, mêlant roman, gothique et éléments défensifs.