Frise chronologique
XVe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel
XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction en style gothique flamboyant.
1775
Baptême de Boieldieu
Baptême de Boieldieu
1775 (≈ 1775)
François-Adrien Boieldieu y est baptisé.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Achat par Jean-Baptiste Payenneville.
1922
Démontage des statues
Démontage des statues
1922 (≈ 1922)
Cinq statues sauvées par souscription.
13 juillet 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
13 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
30 mai 1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés
30 mai 1944 (≈ 1944)
Destruction partielle de l’église.
2016
Remontage des travées
Remontage des travées
2016 (≈ 2016)
Conservation des éléments du XVe siècle.
2019
Projet de réhabilitation
Projet de réhabilitation
2019 (≈ 2019)
Transformation en lieu culturel et touristique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre-du-Châtel (ancienne) : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
| Rollon - Premier comte de Normandie |
Lieu associé à son château primitif. |
| François-Adrien Boieldieu - Compositeur français |
Baptisé dans cette église en 1775. |
| Jean-Baptiste Payenneville - Négociant rouennais |
Acheteur de l’église comme bien national. |
| Adrien Sacquespée - Peintre du XVIIIe siècle |
Auteur de toiles conservées au musée. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-du-Châtel, située rue Camille-Saint-Saëns à Rouen, est un édifice gothique flamboyant du XVe siècle. Elle tire son nom du Châtel, référence au château de Rollon, premier comte de Normandie, qui occupait autrefois ce site. L’église, reconstruite à plusieurs reprises, se distinguait par sa nef avec collatéral sud, sa tour-clocher ornée de huit statues de prophètes, et une voûte en bois sculpté, unique à Rouen. Elle fut gravement endommagée lors des bombardements alliés de 1944, ne laissant debout que les travées est et une partie de la charpente.
En 1791, pendant la Révolution, l’église fut vendue comme bien national à Jean-Baptiste Payenneville, un négociant. Au XIXe siècle, elle servit de magasin puis d’écurie, tandis que son mobilier et ses vitraux étaient dispersés. En 1922, cinq des huit statues de la tour-clocher, sauvées grâce à une souscription publique, furent transférées au musée départemental des Antiquités. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1926, subit de nouveaux dégâts en 1951 lors de travaux urbains, entraînant le démontage non reconstitué de son abside.
Depuis 1958, la ville de Rouen en est propriétaire. En 2016, les travées et poutres conservées furent remontées sur site. Un projet de réhabilitation lancé en 2019 prévoit d’intégrer un restaurant et des chambres d’hôtes dans les ruines, tout en reconstituant la charpente d’origine. Des fouilles préventives, menées par l’Inrap fin 2024, précèdent ces travaux estimés à 3,8 millions d’euros. Parmi les éléments préservés hors site, on compte des statues au musée des Antiquités, des toiles d’Adrien Sacquespée au musée des Beaux-Arts de Rouen, et des vitraux au Victoria and Albert Museum de Londres.
L’église est aussi liée à François-Adrien Boieldieu, compositeur baptisé en ses murs en 1775. Son histoire reflète les bouleversements politiques, urbains et culturels de Rouen, de la période médiévale à la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale.