Frise chronologique
XIe siècle
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
XIe siècle (≈ 1150)
Conflit entre moines et Hugues Ier de Rethel.
3e quart XVIIe siècle – XVIIIe siècle
Reconstruction par les bénédictins
Reconstruction par les bénédictins
3e quart XVIIe siècle – XVIIIe siècle (≈ 1762)
Travaux menés par l'abbaye Saint-Vanne de Verdun.
1789
Suppression de l'abbaye
Suppression de l'abbaye
1789 (≈ 1789)
Bâtiments conventuels utilisés comme carrière.
Fin XVIIIe siècle
Percement de la porte d'entrée
Percement de la porte d'entrée
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Modification de l'accès principal.
30 septembre 1911
Classement du buffet d'orgue
Classement du buffet d'orgue
30 septembre 1911 (≈ 1911)
Œuvre de François Boudos protégée.
16 août 1912
Classement monument historique
Classement monument historique
16 août 1912 (≈ 1912)
Protection de l'édifice par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 16 août 1912
Personnages clés
| Hugues Ier de Rethel - Seigneur local |
En conflit avec les moines (XIe siècle). |
| Dom Paul - Moine bénédictin |
Pierre tombale visible dans l'église. |
| François Boudos - Facteur d'orgues |
Auteur du buffet classé (début XVIIIe). |
| Jacques Wilbault - Peintre |
Auteur de deux tableaux conservés. |
| Nicolas Poussin - Peintre référence |
Tableau copié (Lamentation sur le Christ). |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-du-Prieuré de Novy-Chevrières est l'un des rares vestiges de l'abbaye bénédictine fondée au XIe siècle après un conflit entre les moines et Hugues Ier de Rethel. Pendant cinq siècles, elle dépendit de l'abbaye de La Sauve-Majeure, accumulant des biens et des richesses. Les bâtiments actuels datent du 3e quart du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, reconstruits par les moines de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun. À la Révolution, l'abbaye fut supprimée, et ses bâtiments conventuels servirent de carrière.
L'église actuelle, classée monument historique en 1912, conserve des éléments remarquables comme la pierre tombale de dom Paul, témoin de son passé abbatial. La porte d'entrée fut percée à la fin du XVIIIe siècle. À l'intérieur, on trouve une nef unique à ogives, un chœur éclairé par des verrières, et des autels en marbre, dont un retable baroque. Deux autels latéraux, dédiés à la Vierge et à saint Jean-Baptiste, sont ornés de bas-reliefs.
Parmi les pièces notables figurent un buffet d'orgue du début du XVIIIe siècle, classé en 1911, des tableaux religieux (dont une copie inversée d'un Poussin), et des statues de saints et moines bénédictins. L'édifice, marqué par des contreforts massifs et un campanile de 35 mètres, reste lié à l'ancien bâtiment conventuel visible à l'ouest. L'église illustre ainsi l'héritage architectural et spirituel des bénédictins dans les Ardennes.
L'abbaye, initialement fondée comme prieuré, devint un centre religieux influent avant sa destruction partielle. Les plaques commémoratives à l'intérieur attestent de sa consécration épiscopale. Aujourd'hui, l'église paroissiale conserve ce patrimoine, mêlant histoire médiévale et baroque, tout en restant un lieu de culte actif dans la commune.
Les objets classés, comme le lutrin, les fonts baptismaux ou les tableaux de Jacques Wilbault, soulignent son importance artistique. La fusion des styles architecturaux (ogives, contreforts, campanile) reflète les évolutions entre XVIIe et XVIIIe siècles, période de reconstruction par les Vannistes. La suppression de l'abbaye à la Révolution marqua un tournant, transformant les lieux en carrière puis en patrimoine protégé.