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Église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq dans le Nord

Église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq

    1 Place du général de Gaulle
    59493 Villeneuve-d'Ascq

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1128
Première mention écrite
Fin XVe siècle
Construction initiale
1618
Fondation de la confrérie
1799
Vente comme bien national
1842
Construction du clocher
1906
Résistance à l’inventaire
1922
Remplacement des cloches
2016
Restauration extérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Maximilien Vilain de Gand - Évêque de Tournai Fonda la confrérie Notre-Dame de Montaigu.
Guillaume Verniers - Tapissier lillois Auteur des *Noces de Cana* (1735).
Sébastien Delplanque - Acquéreur révolutionnaire Acheta l’église en 1799 sans en prendre possession.
Géry Roger - Curé d’Ascq en 1906 Refusa l’inventaire des biens religieux.
Albert de Sainte-Aldegonde - Comte et seigneur local Inhumé dans l’église, décédé en 1817.
Vincent Brunelle - Architecte arrageois Dirigea la restauration de 2016.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq, située place Charles-de-Gaulle dans le quartier d'Ascq à Villeneuve-d'Ascq, est mentionnée dès 1128 comme dépendance de l'abbaye Saint-Calixte de Cysoing. Son vocable « Saint-Pierre » proviendrait de son rattachement au chapitre Saint-Pierre de Lille. L’édifice actuel, construit à la fin du XVe siècle, était initialement dépourvu de clocher et composé de pierre calcaire blanche avec un soubassement en grès. La nef date du XVIe siècle, tandis que le chœur, plus ancien, remonte au XVe.

Au XVIIe siècle, une confrérie de Notre-Dame de Montaigu y est érigée par l’évêque de Tournai, Maximilien Vilain de Gand. En 1753, des travaux modifient l’intérieur, incluant des boiseries supprimées en 1895. Le chœur est transformé vers 1760 pour accueillir la tapisserie Les Noces de Cana, et des vitraux sont ajoutés en 1767. Sous la Révolution, l’église est vendue comme bien national en 1799, puis restituée après le Concordat.

Le XIXe siècle marque une refonte majeure : construction du clocher en brique (1842), ajout de chapelles latérales, et installation d’un carillon. En 1906, l’église devient un symbole de résistance lors de l’inventaire des biens religieux, sa porte brisée par les gendarmes. Pendant la Première Guerre mondiale, les cloches sont réquisitionnées par les Allemands et remplacées en 1922. Les restaurations se poursuivent au XXe siècle, avec une rénovation extérieure en 2016.

L’église abrite un mobilier remarquable, dont une tapisserie classée des Noces de Cana (1735), un confessionnal baroque (1683), et des vitraux du XIXe siècle. Son architecture combine pierres de Lezennes, briques locales, et éléments gothiques. Des pierres tombales, comme celles des comtes de Sainte-Aldegonde, témoignent de son histoire funéraire.

Le site, lié à la paroisse Cana, reste un lieu de mémoire, notamment après le massacre d’Ascq en 1944. Sa dernière restauration (2016) a préservé son patrimoine, financée par la ville et des dons via la Fondation du Patrimoine.

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