Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l’église romane originale.
1454–1740
Période seigneuriale
Période seigneuriale
1454–1740 (≈ 1597)
Famille de Pompadour marque l’église de sa litre.
1710
Fresques du XVIIIe siècle
Fresques du XVIIIe siècle
1710 (≈ 1710)
Décors polychromes datés dans le chœur.
1905
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1905 (≈ 1905)
Remplacement du clocher-mur par une tour.
2011–2012
Restauration des fresques
Restauration des fresques
2011–2012 (≈ 2012)
Découverte de la Crucifixion médiévale.
8 juillet 2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 juillet 2019 (≈ 2019)
Inscription officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Pierre-ès-Liens, conformément au plan annexé à l'arrêté (cad. AP 98) : inscription par arrêté du 8 juillet 2019
Personnages clés
| Famille de Pompadour - Seigneurs du Bourdeix |
Ajout de la litre funéraire (1454–1740). |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-ès-Liens, située à Teyjat en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au XIIe siècle, période de sa construction initiale. Son plan actuel comprend une nef à chevet plat, complétée au nord par un bas-côté de mêmes dimensions. Les remaniements se sont poursuivis jusqu’au XXe siècle, avec notamment la reconstruction du clocher en 1905 (remplaçant un clocher-mur) et l’ajout d’une sacristie en 1911. L’édifice, voûté en croisées d’ogives, abrite un décor intérieur remarquable, dont une litre funéraire ornée des armoiries de la famille de Pompadour, seigneurs du Bourdeix de 1454 à 1740.
Les fresques découvertes lors de restaurations (2011–2012) révèlent des strates artistiques superposées. La plus ancienne, une Crucifixion médiévale, est partiellement visible derrière le maître-autel. Deux décors polychromes du début du XVIIIe siècle (dont un daté de 1710) ornent le chœur et la chapelle mariale : l’un représente une Vierge au Golgotha et une extrême-onction, l’autre des dignitaires ecclésiastiques. Ces peintures, classées avec l’église au titre des monuments historiques depuis le 8 juillet 2019, illustrent l’évolution stylistique et liturgique du lieu.
L’église incarne aussi l’histoire locale à travers sa litre funéraire, symbole du pouvoir seigneurial des Pompadour. Ces derniers, influents en Périgord, ont marqué l’édifice de leur emblème (trois tours) pendant près de trois siècles. Les travaux récents ont permis de préserver ce patrimoine, tout en révélant des traces des transformations architecturales et artistiques subies entre le Moyen Âge et l’époque moderne. L’édifice reste aujourd’hui propriété de la commune de Teyjat.