Frise chronologique
1108-1109
Donation au chapitre de Cahors
Donation au chapitre de Cahors
1108-1109 (≈ 1109)
Géraud de Gourdon cède la paroisse.
seconde moitié du XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
Période romaine tardive (arcs brisés).
début XVIe siècle
Ajout de la chapelle nord
Ajout de la chapelle nord
début XVIe siècle (≈ 1604)
Voûtée d’ogives, décor peinte.
1806
Rétablissement du culte
Rétablissement du culte
1806 (≈ 1806)
Après la Révolution française.
25 mars 1977
Classement monument historique
Classement monument historique
25 mars 1977 (≈ 1977)
Inscription officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre-aux-Liens (cad. E 253) : inscription par arrêté du 25 mars 1977
Personnages clés
| Géraud de Gourdon - Seigneur local |
Donateur de la paroisse (1108-1109). |
| Jean de Payrissac - Prieur au XVe siècle |
Commanditaire des peintures murales. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-ès-Liens (parfois appelée Saint-Firmin dans les sources) est un édifice religieux roman situé à Francoulès, dans le département du Lot. Sa construction remonte à la seconde moitié du XIIe siècle, comme en témoigne la forme brisée de ses arcs, typique de cette période tardive de l'art roman. L'abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, et la nef unique, initialement charpentée puis voûtée ultérieurement, illustrent cette transition stylistique. L'église était à l'origine liée à un petit monastère voisin, aujourd'hui disparu, dont l'abandon fut accéléré par la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion.
En 1108-1109, Géraud de Gourdon offrit la paroisse au chapitre de la cathédrale de Cahors, marquant son ancrage dans le réseau ecclésiastique local. Au début du XVIe siècle, une chapelle nord fut ajoutée, voûtée d'ogives et ornée de peintures murales, dont une Mise au tombeau en pierre peinte. Ces embellissements coïncident avec la présence d’un prieur, Jean de Payrissac, qui relança la vie religieuse du site après les conflits. Les peintures du XVe siècle, couvrant le chœur, et la voûte en plâtre du XIXe siècle reflètent les transformations successives de l’édifice.
Classée monument historique en 1977, l’église conserve des éléments romans remarquables, comme son abside en pierre de taille, malgré un enduit moderne altérant son apparence d’origine. Plusieurs objets liturgiques associés sont répertoriés dans la base Palissy. Après la Révolution, le culte y fut rétabli en 1806, perpétuant son rôle central dans la communauté. Aujourd’hui propriété communale, elle incarne près de neuf siècles d’histoire religieuse et architecturale en Quercy.